L'équipe de Norvège - France, privée des mondialistes

Si la vie de groupe fait l'objet de nouvelles règles plus drastiques, c'est surtout dans le choix des joueurs que la fermeté de Blanc s'est le mieux exprimée. Avec bien sûr la sanction collective qui a touché les 23 mondialistes pour match en Norvège. 

Dès le début de son mandat, Laurent Blanc a montré qu'il serait le seul et l'unique patron. Pour cela, il a coupé dans le vif en suspendant les 23 mondialistes pour le match face à la Norvège. Si on peut penser que cette sanction était également faite pour solder le passif de la Coupe du monde à l'occasion d'un match amical, chose finalement rendue inutile avec les suspensions de 5 joueurs décrétés par la FFF, il ne faut pas occulter le fait qu'elle consistait pour Blanc à affirmer son autorité. Dès lors, les choses sont claires. Quiconque sortant de nouveau des clous fixés par Lolo s'expose à ce genre de sanction. C'est d'ailleurs ce qui est arrivé à Hatem Ben Arfa, buteur et très bon à Oslo mais non-retenu après sa grève de l'entraînement à l'OM... 

Autre preuve de cette fermeté, le non-appel de joueurs jouant peu ou n'évoluant pas au poste auxquels Laurent Blanc veut les voir jouer. Eric Abidal et Jérémy Toulalan sont les meilleurs exemples de cette volonté de ne prendre que les meilleurs joueurs à chaque poste, quitte à se passer d'éléments de qualité pour l'instant.