Franck Ribéry

Franck Ribéry est entré en jeu face à la Croatie sous les sifflets, et en est ressorti avec des applaudissements. Le tout en demi-heure. Le joueur du Bayern Munich raconte son retour face au public français.

L'équipe de France affrontait la Croatie mardi soir en amical au Stade de France. Pour cette rencontre, Laurent Blanc avait décidé de se passer des services des deux mutins de Knysna, Patrice Evra et Franck Ribéry, dès le coup d'envoi. Mais à l'heure de jeu, le sélectionneur a fait entrer le milieu de terrain du Bayern. Aussi attendu pour être sifflé que pour débloquer une situation bien ennuyeuse, Franck Ribéry a (presque) tout connu en 30 min. De la bronca aux applaudissements, Ti'Franck fait petit à petit son retour en Bleu.

Un accueil qui n'a pas surpris le Français mais qui l'a au contraire boosté: "Quand je suis rentré, c'était un peu particulier. Il y avait des sifflets, c'était normal. J'étais prêt à ça. Mais je suis surtout heureux de la façon dont le public a réagi par la suite. Ça m'a donné confiance, envie de tenter des choses et je pense que j'étais beaucoup mieux ce soir que face au Luxembourg", a-t-il indiqué à l'issue de la rencontre.

Un pardon trop facile ?

S'il ne s'estimait "pas vraiment tendu", Ribéry a vu ce match comme "une étape à passer". "Jouer au Stade de France, face à mon public (...) J'avais vraiment envie de leur montrer que j'étais content d'être ici, et que quand je joue en équipe de France, j'ai toujours envie de donner le maximum. Il manquait ce petit but, peut-être... Mais ce soir on a montré un meilleur visage que vendredi, avec plus d'envie. On a essayé de produire du jeu. Si j'ai retrouvé le plaisir ? Bien sûr...", a-t-il conclu.

Le public du Stade de France, toujours aussi versatile, a semble-t-il pardonné bien vite à Franck Ribéry. En passant en moins de 30 minutes, du lynchage systématique aux encouragements excessifs (le nom de RIbéry a été scandé par le stade à plusieurs reprises), Ribéry est sur le chemin de la rédemption face au public français. Reste à savoir s'il savait vraiment pourquoi il en voulait au numéro 7 des Bleus. Un effet de mode, peut-être...