
L'équipe de France a idéalement lancé sa campagne de qualifications en remportant ses deux premières rencontres. Si tout n'a pas été parfait face à la Biélorussie, l'heure était à la satisfaction après le match.
Reçus six sur six. Avec leur succès 3-1 face à la Biélorussie mardi soir au Stade de France, l'équipe de France a engrangé le maximum de points possibles dans cette entame des qualifications à la Coupe du monde 2014. De bon augure avant d'aller défier l'Espagne le 16 octobre prochain. "C'est vraiment une bonne opération", a jugé un Rio Mavuba au four et au moulin sur la pelouse du Stade de France. "Et en plus, il y a eu du jeu", ajoute celui dont Didier Deschamps a fait sa vigie devant la défense des Bleus. Une belle soirée en somme.
Car si l'EDF a dû attendre la deuxième période pour forcer le verrou biélorusse par Capoue (49e), les Bleus avaient entamé cette partie par le bon bout. "Notre première période a vraiment été de bonne facture. Il n'a manqué que ce but pour matérialiser tout ça", insiste d'ailleurs le capitaine lillois dans des propos relayés par L'Equipe. Le onze tricolore a pris la mesure de vaillants mais limités joueurs Biélorusses, car il a su se libérer lors du deuxième acte malgré la pression.
Un public du Stade de France toujours versatile
Auteur d'une solide prestation au coeur de l'arrière-garde bleue, Mamadou Sakho qui jouit de la confiance de Didier Deschamps depuis son arrivée, assure que "quand on enchaîne, on se sent en confiance et on se lâche un peu plus". Des propos qui ont trouvé un écho auprés de son compère de la charnière centrale Mapou Yanga-Mbiwa. Le Montpelliérain ne dit pas autre chose en déclarant que cette victoire "donne un peu de confiance dans le groupe", ajoutant que "tout le monde apporte sa pierre à l'édifice et se libère".
Les Bleus avaient donc de quoi afficher leur satisfaction dans les entrailles du Stade de France. Mais le public du SDF, une fois de plus, ne s'est pas montré tendre avec certains joueurs. Olivier Giroud a ainsi été la cible des quolibets d'une partie des supporteurs présents, et fut remplacé sous les huées. S'il a reconnu après la rencontre que ce public "est parfois un peu spécial", manière polie de dire qu'il est compliqué de s'y sentir soutenu, le néo-Gunner a préféré ne pas en faire une maladie. La recette pour rester dans son match selon lui, serait "d'essayer de ne pas s’énerver, garder confiance et ne pas écouter ce qui se dit autour de soi". Car finalement, le Stade de France n'a pas hésité à se lever à chacun des buts inscrits par les Bleus.
Un vent rafraîchissant
Au rayon des contrariétés, à la blessure d'Abou Diaby face à la Finlande est venue s'ajouter la suspension Mapou Yanga-Mbiwa. Averti sur le penalty concédé à la 72e, le numéro 2 des Bleus manquera le prochain rendez-vous face à l'Espagne pour deux cartons jaunes reçus. "On ne peut pas tout lui demander" juge Didier Deschamps qui réclame de la patience pour son jeune défenseur car, "il va découvrir la Ligue des Champions, il a fait deux matchs avec les Bleus avec de la sérénité et de de belles performances". D'après DD, "avec des sélections en plus", peut-être que Mapou Yanga-Mbiwa pourra "éviter" les cartons jaunes de ce type.
Enfin, l’inexpérience de Christophe Jallet et Etienne Capoue au niveau international, ne les a pas empêchés de réaliser une solide prestation à leurs postes face aux Biélorusses et surtout, d'inscrire leurs premiers sous la tunique Bleue. "C'est une émotion énorme, même si ça vient de nulle part", a avoué Jallet au sujet de son but chanceux. Un moment que le latéral droit du PSG à qualifié "d'intime et magnifique". Rafraîchissant. Comme le sourire de Ribéry après avoir porté l'estocade à la 80e d'un superbe ballon piqué. Le Kaiser confiatait s'être "mieux senti que contre la Finlande". Avec deux passes décisives et un but à son compteur, cela s'est vu...

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