Une animation offensive encore pauvre

Laurent Blanc n'a pas vraiment révolutionné le jeu des Bleus depuis sa prise de fonction. Il est en tout cas resté fidèle aux systèmes qu'il utilisait du côté de Bordeaux.

Depuis sa prise de fonction, Laurent Blanc a fait évoluer l'équipe de France dans deux schémas qu'il utilisait à Bordeaux: le 4-4-2 "diamant" (1ère mi-temps en Norvège, début de match contre la Biélorussie, Luxembourg) et le 4-2-3-1 (2ème mi-temps en Norvège, Biélorussie, Bosnie, Roumanie). Pour les deux systèmes, le constat est sensiblement le même. La défense, s'il elle a présenté quelques approximations inquiétantes à ses débuts, avec 3 buts encaissés en 2 matches, commence à se montrer de plus en plus solide. Articulée autour de l'inamovible duo Mexès-Rami, elle se doit maintenant de confirmer ses progrès contre une adversité plus conséquente. Ça tombe bien, les prochains adversaires des Bleus sont l'Angleterre et le Brésil...

En revanche, l'animation offensive n'a pas réellement progressé depuis la période "domenechienne". Confronté à la suspension de Gourcuff puis à la blessure de Nasri, Laurent Blanc pourra rétorquer qu'il est difficile de trouver un certain liant sans meneur de jeu fixe. Mais l'incapacité relative des Bleus à faire la différence face à des blocs défensifs très bas, inquiète toujours. Et ce, quel que soit le système employé...

La seule fois où l'EDF a réellement séduit, c'est face à la Bosnie alors qu'elle s'est présentée avec la volonté de contrer et de se rassurer défensivement. Le trio du milieu Diarra-M'Vila-Diaby avait d'ailleurs beaucoup impressionné lors de la rencontre à Sarajevo. La solution se trouve peut-être là pour Laurent Blanc, à savoir une équipe plus physique, moins joueuse, avec un jeu plus direct porté vers le contre. A court terme, au moins, cela sera moins difficile à assimiler que le jeu à une touche de balle... Rome ne s'est pas faite en un jour.

Découvrez les 100 jours de Blanc à la tête des Bleus en images.