Jean-Guy Wallemme

L'entraîneur auxerrois est revenu sur la défaite à Marseille (0-3) qui condamne les Bourguignons à la Ligue 2. Visiblement sonné, le technicien peine à trouver les mots.

C'est la mauvaise nouvelle de cette 37e journée de Ligue 1 (lien non disponible), l'AJ Auxerre est officiellement relégué en Ligue 2. Battu au Stade Vélodrome par l'Olympique de Marseille (0-3), le club de l'Yonne sera donc à l'étage inférieur la saison prochaine. Avec seulement 34 points, les hommes de Jean-Guy Wallemme comptent en effet 4 longueurs de retard sur le peloton des premiers non relégables. Après 32 saisons dans l'élite, le club cher à Guy Roux va donc retrouver l'antichambre de la Ligue 1. La 16e moins bonne défense du championnat (55 buts encaissés), a de nouveau été fébrile contre les Olympiens, en concédant 3 buts.

"On savait que le challenge était très difficile"

Après la rencontre, c'est avec un visage totalement abattu que Jean-Guy Wallemme s'est présenté au point presse. L'entraîneur de l'AJA, qui est arrivé à la mi-mars, aura pourtant touché du doigt l'exploit, avec plusieurs victoires qui ont permis aux Auxerrois de sortir de la dernière place. Mais avec 10 points en 9 rencontres sur le banc de touche, sa venue n'a pas été suffisante. Il s'est donc montré très déçu en répondant aux questions des médias: "Je pense aux supporters, qui doivent être déçus. Je suis abattu par le résultat mais surtout par la manière. Je me sens aussi responsable même si j'ai pris la saison en cours. On savait que le challenge était très difficile, ce qui est dommage c'est qu'on a redonné de l'espoir", affirme le technicien qui reste par ailleurs le sélectionneur du Congo en parallèle. 

"On n'est pas entré dans le match"

Malgré les trois victoires qu'il a amenés en redonnant confiance au groupe, et un match nul contre le PSG (1-1), Jean-Guy Wallemme n'a pas pu réussir l'impossible. Appelé à la rescousse alors que l'AJA était dernier, il garde une chance de faire un peu mieux, puisque Dijon est à deux points. Mais le dernier match face à Montpellier, qui jouera le titre, risque d'être anecdotique pour Auxerre. L'entraîneur pense que son groupe a craqué mentalement: "On n'est pas entré dans le match, on avait en tête la catastrophe contre Bordeaux (2-4). On aurait aimé mourir avec les armes, ce soir je n'ai pas eu cette impression. J'avais une échéance qui s'arrêtait le 20 mai, on verra après", précise le technicien.