Alain Orsoni

Le président de l'AC Ajaccio a fait amende honorable après avoir accusé à tort deux joueurs du FC Sochaux d'avoir tenu des propos à caractère racistes.

Alain Orsoni va certainement se répéter en boucle le dicton "Il vaut mieux tourner sept fois la langue dans sa bouche avant de parler" pendant plusieurs jours. Le président de l'AC Ajaccio a publié ce mardi un communiqué virulent dans lequel il accusait deux joueurs du FC Sochaux, Damien Perquis et Jérémie Bréchet, d'avoir eu des mots racistes à l'encontre d'un de ses joueurs, Leyti N'Diaye.

"Il n’y a pas eu de propos racistes"

Mais le dirigeant corse a rapidement fait marche arrière suite aux déclarations de la supposée victime sur RMC dans l'après-midi: "Ils ont commencé à parler de joueurs de chez nous comme Cavalli, Mostefa et Poulard. Au début, je n’ai pas réagi. Il n’y a pas eu de propos racistes. Ils n’aimaient pas du tout Johan Cavalli, qui est mon ami. Ils avaient la haine contre lui. J’ai gardé mon calme mais ça a continué donc au bout d’un moment je me suis énervé. On ne s’est pas battus".

Voici un extrait du communiqué diffusé sur le site officiel du club ajaccien: "Il est toujours désagréable de constater que l'on a commis une erreur, plus encore d'avoir à s'en excuser mais l'honnêteté commande. Ainsi, les propos xénophobes prêtés aux deux joueurs sochaliens en délicatesse avec Leyti N'Diaye ne sont pas de leur fait. C'est un kiné qui aurait porté l'appréciation subtile sur la réputation des Corses habitués à ne pas travailler... Messieurs Brechet et Perquis auraient simplement eu des mots d'homme avec notre ami Leyti", explique ainsi Alain Orsoni.

"Comme nous sommes aussi des hommes, nous n'en ferons pas une affaire"

Ce dernier a donc présenté ses excuses aux deux joueurs floués: "Comme nous sommes aussi des hommes, nous n'en ferons pas une affaire... Je prie donc ces messieurs de bien vouloir accepter mes excuses pour leur avoir prêté des propos qu'ils n'ont pas tenus. Je ne m'étendrai pas d'avantage sur le sujet, et pas plus sur le kiné, qui a exprimé une de ces remarques hélas trop souvent véhiculées en général par des imbéciles ou des provocateurs".