André Villas Boas, de l’ombre à la lumière
Et le succès de Porto ne s’arrête pas en championnat. En début de saison, le club a déjà raflé la Supercoupe du Portugal (trophée des champions français) en battant le Benfica (2-0). De plus, il est toujours en course dans 2 compétitions (hors championnat) : la Coupe du Portugal, bien que mal engagé après sa demi-finale aller perdue chez lui face au Benfica (encore lui !) 2 à 0, et l’Europa League, où il s’apprête à affronter en quarts de finale le Spartak Moscou, tombeur de l’Ajax d’Amsterdam.
Si les Dragons venaient à remporter ces deux compétitions, ils réaliseraient une copie parfaite de la première saison complète sous José Mourinho. Mais qui est à la tête de cette équipe qui marche sur les traces de celle du Special One ? Un nom : André Villas Boas. Arrivé à Porto au début de saison, il a commencé sa carrière d’entraîneur il y a moins de deux ans (octobre 2009), en reprenant le club Académica de Coimbra, qui pointait à la seizième et dernière place en championnat (à noter aussi une expérience très jeune en tant que sélectionneur des Iles Vierges Britanniques qu’il a tenté de qualifier pour la Coupe du Monde, sans succès). Pari réussi pour André Villas Boas qui terminait à la onzième place de la Superliga, et sauver donc le club de la relégation. Le 2 juin 2010, il signait pour deux ans au FC Porto, sans avoir fait une saison complète avec un club professionnel.
Pari risqué de la part de la direction du club portugais, qui connaissait néanmoins bien le personnage. Parce qu’André Villas Boas n’est pas un inconnu chez les Dragons. En effet, ce dernier n’était autre que l’adjoint de José Mourinho, avec lequel il a commencé à travailler… à Porto. Il suivra le Special One pendant 6 ans, en passant par Chelsea et l’Inter, son rôle consistant de façon générale à suivre les joueurs et à analyser les adversaires. C’est finalement, en 2009, après une saison en Italie, qu’il fait part à Mourinho de son souhait de devenir à son tour entraîneur.
Plus jeune entraîneur à remporter le championnat du Portugal, André Villas Boas est aussi le cinquième à devenir champion lors de sa première saison. Ce que personne depuis José Mourinho en 2002/2003 n’était parvenu à réaliser. S’il accroche les deux dernières compétitions dans lesquelles Porto est encore en course, il aura réussi à 33 ans, ce que Mourinho a accompli à 39. Reste à savoir si comme son aîné, il aura le culot d’aller chercher la Coupe aux Grandes Oreilles l’année prochaine, ou s’il préférera prendre son temps. Car rien ne presse. André Villas Boas a six ans d’avance, et qu’on se le dise, l’avenir promet.






