Angleterre : Terry, "je n'ai pas mérité de perdre le brassard de capitaine"
Fabio Capello l'a décidé, John Terry sera à nouveau capitaine de l'Angleterre, plus d'un an après avoir été destitué de son brassard suite au "Terrygate". Le défenseur de Chelsea a assuré que tout allait bien dans le vestiaire et n'a jamais compris pourquoi il avait été déchu du capitanat.
Les forfaits sur blessure de Rio Ferdinand et Steven Gerrard ont précipité les choses: John Terry se verra à nouveau confier le brassard de capitaine de l'équipe d'Angleterre, et ce, de manière permanente. A commencer samedi, au pays de Galles lors des éliminatoires de l'Euro 2012. Plus d'un an après le "Terrygate", où le défenseur de Chelsea avait perdu le capitanat suite à la révélation de ses frasques sexuelles, Fabio Capello absout donc Terry. S'il a avoué ne jamais avoir perdu espoir de récupérer cette fonction, le Blue n'a également jamais accepté la sanction.
"Si nous perdons, je sais dans quelle direction seront pointés les doigts"
"Je ne méritais pas de perdre le brassard, a-t-il estimé mardi en conférence de presse. C'était la décision de Fabio, je n'étais pas d'accord et je ne le serais jamais." Désormais réintégré, Terry avoue quand même avoir eu peur de la réaction de ses coéquipiers. "Le coach m'a dit qu'il allait en parler le lendemain à l'entraînement, a-t-il poursuivi. J'ai passé la pire nuit de ma vie. J'étais nerveux, intimidé, un peu comme un premier jour d'école."
Interrogé sur la réaction de Rio Ferdinand, son successeur qui s'est dit consterné par cette décision, Terry confie avoir eu son homologue de Manchester United au téléphone: "On s'est parlé pendant dix minutes. Il est évidemment très déçu mais a conscience qu'on a encore de belles choses à faire ensemble en sélection. Je lui ai souhaité de revenir vite au plus haut niveau", a-t-il relaté. Enfin, le joueur de 30 ans sait qu'il est très attendu sur ce match. Et qu'il ne vaut mieux pas qu'il se loupe. "Si nous gagnons chez les Gallois, nous ferons une très bonne opération. Mais si nous perdons, je sais dans quelle direction seront pointés les doigts...", a-t-il conclu.





