
La star éternelle du football argentin s'est exprimé au sujet du Calciscommesse, de ses problèmes avec le fisc italien et de son souhait d'entraîner Naples un jour.
Diego Maradona, actuel entraîneur du club saoudien d'Al Wasl, a accordé une interview au journal L'Espresso. Celui qui fut l'idole du club de Naples et de la Serie A toute entière de 1984 à 1991 ne pouvait pas rester insensible face au scandale du Calcioscommesse (les paris truqués) qui secoue actuellement la péninsule. Il y réagit donc, d'une manière bien à lui.
Quand El Pibe de Oro imite Alain Delon
Quand Maradona parle de Maradona, ça donne ça : "A mon époque le football était différent. On jouait avec les pieds et la tête, le tout relié au coeur. On riait, on exultait et on pleurait. Maintenant, trop de personnes jouent au foot avec des cartes et de l'argent, en polluant le sport. Maradona descendait sur le terrain seulement pour la joie de jouer et pour faire la fête avec ses tifosi. Le ballon est rond et on peut gagner ou perdre, mais on n'a pas à le souiller avec de l'argent. Le ballon, on doit seulement le toucher avec les pieds et la tête, ou alors un coup à la Maradona. Si on m'avait demandé de vendre un match du Napoli, j'aurais frappé les personnes qui m'auraient fait cette demande".
Les tifosi partenopei considèrent toujours El Pibe de Oro comme un dieu vivant, et rêvent de voir ce dernier devenir entraîneur de Naples. Visiblement, ce rêve est partagé par l'Argentin : "Entraîner Naples est un rêve magnifique. Le temps me répondra". Poésie, quand tu nous tiens...
Maradona et le Pape
Moins onirique et plus terre à terre, Maradona l'est lorsqu'il évoque ses récents problèmes avec le fisc transalpin, qui lui réclame encore plus de 34 millions d'euros : "Tous les jugements prononcés depuis 1992 prouvent que je n'ai pas caché un seul euro au fisc. Pourtant j'ai été humilié aux yeux de la terre entière. Tout ça parce que je m'appelle Maradona, et qu'évidemment, on me considère comme étant un peu Napolitain. J'ai cherché à faire la paix socialement parlant, mais c'est inutile, c'est comme parler à un robot. Le chef du fisc ne veut pas me rencontrer. Il est évident qu'il n'a pas le courage de me regarder dans les yeux. J'irai personnellement à la rencontre des ministres de la Justice et des Finances et je demanderai audience au président de la République italienne. Puis j'irai voir le Pape pour lui demander son pardon pour tous les gens qui ont commis autant de méchancetés à mon égard. Mais ils devront quand même payer de leur poche tout le mal qu'ils m'ont fait depuis 25 ans".
La charité chrétienne a ses limites, tout de même.

Oi Mara, courage.
le grand frere de Messi,qui a ete victime de l'injustice des auccidentaux
je pense bien qu'il peut si il veut, cela apportera bocoup à l'équipe de naple sur le plan financier, et sur le plan moral pour les joueurs