Saint-Etienne : Les Verts définitivement guéris ?
L'AS Saint-Etienne vient de cartonner le Stade Rennais à Geoffroy Guichard (4-0). Un résultat qui laisse entrevoir des jours meilleurs pour les supporteurs des Verts. Mais y a-t-il vraiment raison de s'enflammer ?
C'est l'une des sensations de cette 24e journée de Ligue 1, Saint-Etienne cartonne contre Rennes (4-0), et se rapproche du podium. Une victoire nette qui place les Stéphanois en 6e position du classement, avec ce mercredi le match en retard face à Lorient. La possibilité pour les Verts, en cas de victoire sur les Merlus, de revenir à égalité avec Lille, 3e, qui compte cependant une bien meilleure différence de buts. Christophe Galtier a pourtant tenu à calmer le jeu après la victoire contre les Bretons ce dimanche.
Geoffroy-Guichard y croit de nouveau
Grand club français des années 60 et 70, Saint-Etienne symbolise le football d'autrefois. Encore tourné vers la formation, et les valeurs de combat, auprès d'un public à majorité ouvrière, son profil n'est plus en adéquation avec le foot business. Car les dirigeants n'ont pas les moyens de s'aligner sur les grosses cylindrées du championnat, et perdent régulièrement leurs meilleurs joueurs. Mais malgré tous ces freins, l'âme de Sainté vit encore dans le coeur des supporteurs, et portent les joueurs vers les places européennes. Mais cette nouvelle éclaircie va-t-elle durer ?
Le yo-yo stéphanois depuis 30 ans
Finaliste de la Coupe des Champions en 1976 et champion de France en 1981, Saint-Etienne connaît des hauts et surtout des bas depuis. Avec un total de 8 saisons passées en 2e division, l'entité verte a frôlé la descente en National à plusieurs reprises. Paradoxalement, à chaque remontée, les Stéphanois ont détonné en se montrant inlassablement parmi les belles équipes de Ligue 1. Leurs meilleures performances, 4e en 1988, 6e en 2000, 6e en 2005, 5e en 2008, n'ont jamais été confirmées par la suite. C'est là le grand problème du club.
Investir ou continuer à bâtir solidement ?
Le président Bernard Caïazzo a déjà évoqué les ambitions de Saint-Etienne, en appelant à être raisonnable. Mais pour perdurer dans le haut du tableau, un effort est à fournir pour conserver les stars. Les départs récents de Pascal Feindouno, Bafétimbi Gomis ou Dimitri Payet ont en effet laissé des traces à des moments où le club était bien placé. La question de la conservation des cadres, ainsi que la possibilité de renforcer l'équipe l'été prochain, est donc la clé de la réussite future des Verts.
La méthode Galtier, raccord avec le jeu des Verts ?
Réputé pour être un entraîneur "défensif", Christopher Galtier poursuit une belle progression. Arrivé en décembre 2009, il avait sauvé le club, avec une 17e place. La saison dernière, il l'a hissé à la 10e place. Cette saison, il est quasiment assuré de faire mieux, avec une place qui devrait se jouer entre la 3e et la 9e position. Pourtant, le coach conserve une grande frilosité lors des gros matches. Face à Lille, lors de la 21e journée, il a aligné 3 milieux défensifs, pour une défaite logique (0-3). Après une belle période dans un schéma à deux attaquants, Galtier est retourné en 4-5-1, alors que le 4-4-2 avait pourtant fait ses preuves.
Nouvelle embellie sans lendemain ?
Avec les limites de jeu des Stéphanois, en dépit d'un succès 4-0, l'avenir passe donc par un changement. La 9e attaque de Ligue 1 possède une grosse marge de progression pour renouer avec son glorieux passé. Les 29 buts marqués en 23 rencontres ne sont pour le moment pas suffisants pour vraiment s'enflammer et faire des Verts un modèle à suivre. A la poursuite de son glorieux passé, 10 titres de Champion et 6 Coupes de France, Sainté doit encore passer un nouveau palier pour se hisser enfin parmi le top 5 du championnat de manière durable.





