Conf de Deschamps

Au lendemain d'une soirée catastrophe pour l'équipe de France, une défaite 2-0 qui compromet grandement les chances de qualifications pour le mondial, personne ne semble croire en les chances des hommes de Didier Deschamps. Voici quelques faibles lueurs d'espoir...

Un cauchemar, une catastrophe, la Bérézina, les analystes ont rivalisé d'imagination pour qualifier la défaite de l'équipe de France en match aller des matchs de barrages de la coupe du monde. Un résultat calamiteux qui enterre aux yeux de tous les espoirs d'une éventuelle qualification pour le mondial.

Plus que le simple espoir d'un succès hypothétique, "parce que rien n'est joué avant la fin du match" qu'on ressort sans cesse, même sur le banc de l'Arménie menée 6-0 à trois minutes de la fin contre les français U21, par exemple, la France peut espérer sans rougir un rebondissement in extremis. Personne ne pensait que les bleus allaient perdre. Ils ont perdu. Aujourd'hui personne ne pense que les bleus vont gagner. CQFD

Tout blanc, tout noir

Alors que dans les semaines, jours et heures qui ont précédé le match en Ukraine, personne  ne semblait vraiment se méfier des hommes de l'est, personne ne semble, désormais, se méfier des joueurs de l'équipe de France. Plutôt que de s'étonner du résultat, la presse anglaise s'étonne de la réaction violente de son homologue française. Avec plus d'optimisme, probablement dû au fait que beaucoup de nos bleus brillent en Premier League, la presse anglaise voit la défaite d'une équipe rejetée par son public et rejoint, d'une certaine manière, les propos de Pascal Praud qui voit en cette défaite l'explosion d'une génération peut intéressée par le fait de mouiller le maillot. Un péché d'orgueil qui a causera leur perte... ou pas. 

Orgueil positif ?

Si les joueurs français se sont montrés trop orgueilleux, quoi de mieux qu'une réaction d'orgueil pour remettre les pendules à l'heure. Psychologiquement, si les bleus réagissaient à domicile, la qualification serait plus légitime que celle d'il y a quatre ans grâce à la main de Thierry Henry. Dans un mauvais jour, l'équipe de France perd, dans un bon jour, elle peut briller et même surclasser son adversaire si coriace, même s'il joue à 10 défenseurs/boxeurs.

Si les problèmes de cette génération maudite par un trop grand esprit de rébellions ont explosés, ils pourront presque être réglés d'un coup, dans l'adversité, grâce à une victoire avec les tripes à la mode de France que les Ukrainiens ne peuvent soupçonner. Que personne ne peut soupçonner pour l'instant.

Un discours... d'Evra ?

Contre la Bielorussie, il avait suffit d'un discours de Patrice Evra pour donner des ailes à une équipe terne et mise en danger. C'est le rôle de Didier Deschamps de motiver ses troupes avant le match couperet, mais peut-être qu'une autre voix pourra s'élever et donner au bleu la volonté nécessaire face à des affamés qui joueront, à juste titre, le match de leur vie. Car si l'envie suffisait à gagner, le Dynamo Kiev serait finaliste de la Ligue des champions chaque année. Une bonne remise en question et les bleus pourraient ne pas perdre le deuxième match contre l'Ukraine de leur Histoire en 22 rencontres. "C'est le grand jeu, la France est debout."