
L'attaquant auriverde est peut-être l'élément offensif qui manquait à l'Olympique de Marseille. Revenu du Brésil pour pallier l'absence des frères Ayew à la CAN et la blessure d'Andé Pierre Gignac, Brandao a déjà inscrit trois buts en quatre rencontres sous les couleurs phocéennes.
Qui aurait pu croire que Brandao réaliserait un retour en fanfare à l'Olympique de Marseille ? A priori personne. Et pourtant, l'attaquant auriverde est en train de faire taire tous ses détracteurs. Car avec trois buts en quatre rencontres depuis son retour dans l'Hexagone, le Brésilien est une réelle surprise côté marseillais. Parti en mars 2011 à Cruzeiro en raison de son implication dans une affaire de viol, Brandao ne semblait pas vraiment manquer sur la Canebière. En deux saisons à Marseille (2009-2011), le natif de Sao Paulo avait inscrit 24 buts pour 90 matches. Un maigre ratio pour l'auriverde qui avait terminé la saison 2007-2008 meilleur buteur du championnat d'Ukraine avec le Shaktar Donetsk (15 buts en 26 matches).
Un mental à toute épreuve
Au Brésil, Brandao ne marque pas vraiment les esprits. Avec le club de Cruzeiro, l'attaquant participe à six rencontres et n'inscrit aucun but. Il est alors prêté au club de Grêmio, où il n'explose guère plus, avec quatre réalisations en quatorze matches. Celui qui se dit plus familier du jeu européen fait son retour à Marseille le 8 janvier 2012 à la demande de Didier Deschamps, en mal d'attaquants. Avec son statut de roue de secours, Brandao n'en reste pas moins un battant. Se disant très heureux de revenir en France, l'attaquant souhaite prouver qu'il n'est pas là pour faire de la figuration. Son premier match, synonyme de premier but, contre Le Havre en 16es de finale de Coupe de France, en est la preuve. Et "la bête" ne s'arrête pas là. En demi-finales de la Coupe de la Ligue, le buteur brésilien donne la victoire aux Marseillais contre l'OGC Nice. Une belle revanche donc pour ce joueur tant décrié.
Un style de jeu qui manquait à l'OM
Les mauvaises langues pourront toujours dire que le Marseillais est le plus mauvais numéro 9 de l'histoire du club. Pourtant, son tandem avec Mamadou Niang avait permis à l'OM de remporter le titre de Champion de France 2008-2009, après 17 ans de disette. Brandao ne brille pas par son jeu, mais fait briller les autres. Son impact sur les défenseurs permet à la formation phocéenne de canaliser le milieu de terrain de ses adversaires. Un atout indéniable en l'absence des frères Ayew et la blessure d'André Pierre-Gignac. Avec des joueurs tels que Morgan Amalfitano, Loïc Rémy, Mathieu Valbuena, Brandao est un soutien de poids.
Un but plein de sang-froid
Contre l'Olympique Lyonnais, dimanche au Vélodrome, Brandao a prouvé une fois de plus qu'il était un poison pour les défenseurs. Le jeune Samuel Umtiti ne dira pas le contraire. Mais Brandao, ce n'est pas seulement des coups de coude, un manque de technique ou une lenteur flagrante. C'est aussi des gestes de buteur, comme sa magnifique reprise croisée du droit qui vient se loger dans le petit filet droit d'Hugo Lloris. Du droit ? Oui messieurs, du droit. Le monde du ballon rond pouffait de rire quant à la maladresse du joueur. Et bien là, Brandao a répondu de la plus belle des manières. Les dédaigneux ne verront que le caviar de Morgan Amalfitato. Mais les puristes sauront que le geste du Brésilien est une pure merveille. Le Brésilien a encore quelques matches pour confirmer tout le bien que l'on pense de lui, car les retours de Valbuena et des frères Ayew, conjugués à l'excellente forme de Rémy, devraient avoir raison de la pugnacité de Brandao...

bon vent mon petit