
La Zambie a remporté la 28e CAN, son premier succès à l'échelle du continent. Chronofoot vous propose de décortiquer l'exploit des Chipolopolos.
Depuis ce dimanche soir, la Zambie est championne d'Afrique des Nations. Chronofoot a donc décidé de faire un focus sur les clés de la réussite des Chipolopolos dans cette 28e CAN, qui s'est déroulée au Gabon et en Guinée Équatoriale.
La cohésion collective
Pour chacun des pays présents dans cette compétition, le degré de risque offensif était bien calculé. Pour la Zambie, la seule option de jeu était de déstabiliser l'adversaire en l'attaquant de tous les côtés. Les gabarits des Zambiens, assez fins, en ont fait une équipe endurante et vivace, très difficile à malmener. Aussi, les Zambiens étaient très bien préparés pour le tournoi. Dès la fin décembre, les 23 joueurs étaient réunis pour se lancer à l'assaut de l'épreuve, afin d'avoir plus de cohérence que les grandes nations, réunies deux ou trois semaines plus tard. Avec 4 joueurs titulaires qui comptent plus de 50 sélections, c'est un groupe bien encadré qui s'est présenté à la CAN.
Une vraie grosse nation africaine
Contrairement à ce qui peut être pensé, ce pays d'Afrique australe est l'une des nations historiques du continent. Avec un bilan de 15 participations depuis son indépendance en 1964, la Zambie compte le 5e meilleur bilan en terme de points obtenus en Coupe d'Afrique. Ce n'est donc pas une découverte mais plutôt la renaissance d'un monument qu'a proposé cette édition 2012. Il ne manque plus à la Zambie qu'une participation en Coupe du Monde pour augmenter sa notoriété. Mais les Zambiens comptent trois finale de la CAN et un Ballon d'or africain en 1988, alors attribué à Kalusha Bwalya.
Un entraîneur ambitieux et réaliste
Dès le début du tournoi, Hervé Renard disait viser le dernier carré, pour faire mieux qu'en 2010. Force est de constater que son idée s'est révélée exacte sur le terrain, avec à son actif les scalps d'épouvantails comme le Sénégal, le Ghana et la Côte d'Ivoire. D'un point de vue tactique, la Zambie fut l'une des rares équipes à évoluer avec deux attaquants. Le technicien français a donc pris des risques, mais l'épreuve des faits lui a finalement donné raison. En demi-finale, Renard s'est distingué par un coaching parfait. Après 4 matches éreintants, il a en effet reposé son avant-centre Emmanuel Mayuka pendant la première période. Puis en seconde, c'est lui qui a marqué le seul but de la rencontre grâce à sa fraicheur. Constater que le panache et la vista d'un entraîneur motivé peuvent mener sa formation à la victoire finale est plus que réjouissant pour un amateur de beau jeu qui se respecte. Hervé Renard a apporté une cure de jouvence au football africain.
Des joueurs en pleine éclosion
La Zambie peut également être optimiste pour l'avenir car plusieurs joueurs phares sont encore très jeunes. Derrière, Stoppila Sunzu (22 ans) compte déjà une belle expérience dans la charnière centrale. Il évolue au TP Mazembe, un club de premier rang en Afrique. Devant, c'est Emmanuel Mayuka qui incarne la révélation du tournoi, avec ses 3 buts. A seulement 21 ans, le joueur des Young Boys Berne est devenu le buteur titulaire des Chipolopolos. Troisième grand espoir, Nathan Sinkala, milieu de 20 ans, qui évolue encore aux Green Buffaloes en Zambie. Son apport dans l'entrejeu a été important, avec des percussions offensives en nombre. Bref, l'avenir est radieux pour la Zambie, qui peut désormais se permettre de rêver sans rougir à une phase finale de Coupe du Monde.
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