Chronofoot célèbre son deuxième anniversaire ce jeudi. La rédaction vous propose un rapide retour en arrière à la sauce Bref.

Bref. C'est l'histoire d'un site de foot qui s'est lancé dans un café parisien. On était deux. Pierre m'a recruté en me disant: "Tu sais écrire ?". J'ai dit: "Oui". Il m'a dit: "Tu aimes le foot?". J'ai dit: "Oui".

Puis est arrivé le boulot. Se faire un nom. D'ailleurs, le mien c'est Yannick Merciris. On appelait les clubs en leur disant "Chronofoot", et ils répondaient: "Connais pas". Traduction: "Dégage, on veut pas de toi". Puis, sont arrivés les premiers "Oui".  Traduction: "On te file un joueur lambda que personne ne veut". On a dit "Merci". Puis, on a un peu progressé. Aujourd'hui, on a bu un café avec De Tavernost, claqué la bise à Eto'o, fait une passe à Van der Vaart, confondu les frères Ayew et demain on mettra du gel à Cristiano.

Zahia, mot compte triple

Pour surfer sur le succès, on a attendu Zahia. Le gros buzz du printemps 2010. Elle est blonde platine. Elle a une poitrine généreuse. Elle fait chavirer le foot français. Zahia. 5 lettres qui vous font gagner pas mal de points au Scrabble. Elle a fait cauchemarder Ribéry et surchauffer nos serveurs. Avec Zahia, il y avait une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne, c'était qu'on pouvait acheter Paris Match avec une bonne excuse. La mauvaise ? Bah c'est qu'il fallait lire Paris Match.

1-2-3 mois sont passés. On a disséqué des petits-ponts, étudié des tactiques, entamé des reportages, détourné le journal intime de Domenech, abandonné des reportages, créé des rubriques, conclu des reportages. Puis est arrivée la Coupe du monde. On s'est dit: "Cool, un Mondial avec un groupe fastoche". 1-2-3 matches plus tard, c'est retour à la Casba. Entre-temps, il y a eu un hélico, des insultes, une Une de L’Équipe, une grève, un communiqué et une main non-serrée… On a eu plus d'audience que si les Bleus avaient gagné le Mondial. On a dit merci les Bleus. On a croisé un lecteur en soirée, au supermarché, à la station essence. Vous avez commencé à nous connaître.

On s'est dit qu'on allait devoir parler à nouveau de foot. On s'est dit: "L'Espagne gagnera jamais le Mondial après avoir perdu son premier match". La Roja a été championne du monde. On s'est dit: "Torres va bien finir par marquer un but". Finalement, c'est Villa qui en a mis 5. Vu notre flair, on a lancé la rubrique pronostics de Chronofoot.

Chronofoot porte chance

Pierre m'a dit: "Faut qu'on cause plus de la Ligue 1". L'OM a gagné l'année du lancement de Chronofoot après 17 ans de disette. Coïncidence ? On ne croit pas. Le LOSC a fait un doublé historique alors que nos actionnaires viennent du Nord. Coïncidence ? On ne croit pas. On a soutenu plein de joueurs en déroute. Après nous avoir accordé une interview 83% (source Ipsos/iDalgo) des joueurs ont marqué la journée d'après. On a même relancé Maurice-Belay.

Chronofoot a tellement grandit qu'on a engagé un type pour vous répondre. On nous a envoyé 178 000 mails pour nous dire qu'on supportait le Real. On nous a envoyé 185 000 mails pour nous dire qu'on supportait le Barça. Real-Barça / Barça-Real !! Miroir, Miroir, dis moi qui est le plus fort ? Depuis 2010, il y a eu 12 clasico, 14 500 tacles de Pepe, 142 râteaux d'Iniesta, 42 parodies sur la coupe de cheveux de Puyol. On frise l'indigestion, mais tout le monde en redemande.

Le PSG, le Qatar et les râteaux

Rentrée 2011, on a commandé des statistiques, pour arrêter de compter dans nos têtes. Puis le PSG est arrivé… en se pressant et en taoub. Pimenté à la sauce qatarie, le PSG s'est transformé en machine de guerre sur le marché des transferts. Neuf recrues estivales. Pas mal. Puis ça se gâte. On a annoncé Beckham, il a dit: "Non". On a annoncé Pato, il a dit: "Non". On a annoncé Tevez, il a dit: "Non". On a annoncé Kaka, il a dit: "Non". On a annoncé Le Crom, il a dit: "Ah bon sérieux ?".

Et puis est arrivé le 26 janvier 2012. Avec Yoann, Pierre-Marc, Guillaume, Grégoire, Darius... on a regardé le calendrier. Le calendrier nous a regardé. On s'est tous dit: "Tiens, faudrait faire un truc marrant pour amuser les lecteurs". Pierre a dit: "Surtout pas une parodie de Bref, c'est ringard".

Au départ, on était deux, face à un lecteur. Aujourd'hui on ne vous compte plus. Bref, Chronofoot a deux ans. Et dans nos têtes, c'est surtout votre anniversaire. 

Toute l'équipe de Chronofoot vous remercie pour ces deux années.