Coupe du monde 2010 : Claude Le Roy triste pour les nations africaines
Amoureux et connaisseur du football africain, Claude Le Roy rêvait d'un exploit du Cameroun, du Ghana et de la Côte d'Ivoire. Reste la désillusion.
Claude Le Roy pensait que les équipes africaines allaient dicter leur loi à l'occasion de la première Coupe du monde de l'histoire sur leur continent. Pour le technicien français, les résultats du Cameroun et de la Côte d'Ivoire sont désastreux : "Si le Ghana passe à côté, ce sera le grand chelem. C'est une grande tristesse."
Pour expliquer cette déroute, il essaie de mener la réflexion un peu plus loin qu'une pression supplémentaire sur les équipes due à l'attente du public. Sur l'Equipe TV, il affirme : "Les Fédérations africaines ont eu le grand tort de laisser des sélectionneurs diriger leurs équipes nationales en vivant à 5 000 kilomètres de l’Afrique et en ne venant que 2 jours par mois. Pour entraîner en Afrique, il faut vivre en Afrique. Regardez, moi par exemple, j'ai repéré des joueurs comme Omam-Biyik sur des terrains où on ne pouvait pas jouer au football ou d'autres internationaux dans des villages. Il y a aussi une culture à intégrer."
Sven-Göran Eriksson, lui, n'a pas dû passer beaucoup de temps en Côte d'Ivoire. En tout cas pas assez pour apprendre le Français. Le Roy, lui, sait de quoi il parle, puisqu'il a coaché durant sa carrière le Sénégal, le Cameroun, le Ghana ou encore le Congo. Depuis 2008, il est le sélectionneur de la "prestigieuse" équipe d'Oman.