Coupe du Monde : La sécheresse menace le mondial
Et si l'équipe de France jouait la Coupe du monde sur du sable? Les pelouses des 10 stades sud-africains sont en très mauvaises états et les réserves d'eau pourraient venir à manquer pendant la compétition. Un réel danger pour les terrains et surtout la population locale.
La nature a décidé de s'en prendre aux sportifs. Après le Canada qui n'a pas eu suffisament de neige pendant les Jeux Olympiques d'hiver, c’est au tour de l’Afrique du Sud de devoir faire face aux caprices climatiques. En effet, la compétition est menacée par une sécheresse sans précédant qui frappe le pays organisateur. Une des plus rudes depuis de nombreuses années selon les témoignages des agriculteurs locaux. Cette difficulté donne du fil à retordre aux jardiniers des différentes enceintes du mondial et plus particulièrement à l'équipe en charge du Nelson Mandela Bay Stadium de Port Elizabeth : "Nous n'arrosons que la nuit à deux heures du matin pour éviter toute évaporation et réduire la consommation d'eau", explique Rob Hitchens, le directeur du stade.
Les installations désignées pour accueillir la compétition sont exemptes de toutes restrictions contrairement au reste de la population : "Il y a des restrictions pour arroser le jardin. On n'a plus le droit de remplir les piscines et chaque famille est limitée à 500 litres d'eau par jour" poursuit George Efstratiou, un commerçant de la région.
Une situation de crise après la compétition
Le directeur du stade se défend en expliquant qu’il compte utiliser de l’eau recyclée en provenance du lac voisin ou de réserves extérieures : "Quelle que soit l'option retenue, nous utiliserons de l'eau recyclée avant la Coupe du monde car nous sommes en situation de crise". Une situation de crise qui devrait atteindre son paroxysme entre le 11 juin et le 11 juillet (dates du mondial) : "Nous devrions avoir une consommation de 5% supérieure" précise Barry Martin, responsable de l'eau et des installations sanitaires à la mairie de Port Elizabeth.





