Iker Casillas, champion du monde mécontent

Un vainqueur de la Coupe du Monde doit-il participer aux qualifications de l'édition suivante ? Si la règle est claire, Iker Casillas a fait savoir qu'il ne l'approuvait pas.

Après avoir gagné tranquillement son match amical contre l'Arabie Saoudite vendredi (5-0), l'Espagne entame mardi ses éliminatoires à la Coupe du Monde 2014 face à la Géorgie. Un match dont se serait bien passé le capitaine de l'Espagne, Iker Casillas.

"C'est étrange que le tenant du titre ne soit pas qualifié d'office"

Comme toutes les nations, l'Espagne devra passer par les éliminatoires pour se qualifier à la Coupe du Monde 2014. Dès mardi, les hommes de Vicente del Bosque batailleront pour pouvoir remettre leur titre en jeu, face à la Géorgie. Une rencontre que ne craint pas spécialement Iker Casillas : "Les premières confrontations sont a priori sans problème, même s'il faudra faire attention à ne pas égarer un point en route. Voilà pourquoi la meilleure manière de commencer ces éliminatoires vers le Brésil est de prendre les trois points face à la Géorgie."

Mais là n'est pas le problème. Pour le capitaine de la Roja, l'équipe victorieuse ne devrait pas avoir à disputer les éliminatoires pour disputer la phase finale : "C'est étrange et difficile à concevoir que le tenant du titre ne soit pas qualifié d'office pour le Mondial au Brésil et qu'on préfère qu'il passe par les qualifications. Ce serait un peu étrange de ne pas voir le champion du monde en titre défendre son titre". Championne du monde en 2010 en Afrique du Sud, l'Espagne devra tout de même suivre les règles, et disputer les qualifications.

Une règle récente

Jusqu'au Mondial 2002, l'équipe victorieuse n'avait pas à disputer la phase d'éliminatoires. Elle était directement qualifiée pour aller remettre son titre en jeu quatre ans après. Depuis, la règle a changé. Pour une meilleure préparation notamment, le champion du monde doit participer, au même titre que les autres équipes, à la phase de qualifications. Dans les deux éditions suivantes, 2006 et 2010, jamais cette règle n'a empêché le gagnant de se qualifier (respectivement le Brésil et l'Italie). En revanche, depuis l'instauration de celle-ci, aucune équipe championne n'a réussi à dépasser le stade des quarts de finale. Tombée dans un groupe de cinq, l'Espagne n'aura que dix matches à disputer pour se qualifier. Voilà qui devrait contenter San Iker.