Cristiano Ronaldo doute

Après l'avoir tant critiqué, l'ensemble de la presse a encensé la prestation de la star lusitanienne face aux Pays-Bas.

 

Après le match contre le Danemark, l'ensemble de la presse et des supporters était unanime: Cristiano Ronaldo devait soit séjourner sur le banc - puisqu'il n'a jamais été aussi bon avec le Portugal qu'avec le Real Madrid - soit être replacé dans l'axe laissant la place libre à Ricardo Quaresma ou au tout nouveau sauveur, Silvestre Varela, déjà qualifié de "São Silvestre", en référence à un saint du pays.

De l'abattage médiatique à la renaissance

Deux matches moyens du Portugal, et un seul et unique coupable est désigné: Cristiano Ronaldo. La presse lusitanienne s'emporte, au lieu d'encourager son équipe nationale, et tente encore plus d'enfoncer une sélection déjà bien fébrile.

Mais les stats impressionnantes lors du match face aux Pays-Bas, mises en avant par Marca, ont fait taire les critiques: "2 buts, 2 poteaux, 12 frappes, 3 passes (presque) décisives". Et avec Cristiano Ronaldo, c'est aussi Paulo Bento qui renaît, si critiqué pour ses choix et sa confiance envers son capitaine. Dans Abola, il va même jusqu'à affirmer que certains portugais iront acheter des écharpes tchèques par vengeance puisqu'ils ne souhaitaient pas que le Portugal se qualifie.

D'un joueur égoïste au gentleman qui partage son prix avec son équipe

Abola souligne la parole noble de Cristiano Ronaldo qui a remercié ses coéquipiers disant qu'il n'aurait jamais remporté le prix d'homme du match sans l'aide de ses compagnons. Le Jornal de Noticias a vu dimanche "un Portugal de rêve", et un match "incroyable de Cristiano Ronaldo" alors que le Publico parle d'"un Cristiano Ronaldo au meilleur niveau et d'une des meilleures prestations collectives de ces dernières années de la sélection portugaise".

Une presse qui oublie à nouveau que le Portugal n'est pas que C.Ronaldo

Allant encore plus loin dans l'éloge, Ojogo revient sur l'historique des buteurs de la sélection en compétition européenne: "Ronaldo menace le record de Nuno Gomes" (6 buts de l'attaquant de Braga contre 5). A trop le mettre sur un piédestal, la presse ne remarque même pas que son ratio de but par rapport au nombre de frappe reste faible (2 buts pour 12 frappes) et qu'il bénéficie d'une malchance légendaire avec la sélection (deux nouveaux poteaux de plus au compteur). A trop l'encenser, on oublie aussi les prestations remarquables des Pepe, Nani, João Pereira ou F. Coentrão. Et si le Portugal ne parvient pas à éliminer les Tchèques, c'est encore Cristiano Ronaldo qui sera le seul et l'unique responsable.