Cristiano Ronaldo

L'attaquant portugais va-t-il enfin cesser d'être triste ? En tout cas, la direction du Real Madrid a l'intention de prendre le problème à bras-le-corps, en convoquant une réunion tripartite entre la star, l'entraîneur et le président au retour de sélection de CR7.

Va-t-on vers la résolution de la polémique Cristiano Ronaldo ? Certains mouvements dans la maison madrilène, rapportés par le journal AS, donnent effectivement à penser que les hauts dignitaires du Real, en la personne de Florentino Pérez et José Mourinho, prennent le problème le plus sérieusement du monde.

Rassurer un joueur triste, mode d'emploi

Petit résumé de la situation. Dimanche 2 septembre, après avoir illuminé la rencontre entre le Real Madrid et Grenade d'un doublé qu'il ne célèbre pas, Cristiano Ronaldo fait part de sa "tristesse" aux journalistes en zone mixte, sans que ces derniers ne l'y poussent réellement. "Les dirigeants du club en connaissent la raison", explique-t-il, et il s'agirait là de considérations purement professionnelles. Dès lors, branle-bas de combat médiatique, on se met à spéculer dans tous les sens, et il ressort rapidement que CR7 ne se trouverait pas suffisamment aimé au sein de la Casa Blanca. Face au pouvoir et au charisme concentré dans les mains des Iker Casillas et autre Sergio Ramos, le Portugais se trouverait lésé, d'autant plus que chez le rival barcelonais, on s'occupe beaucoup mieux des affaires de Lionel Messi.

Le pouvoir, en l'occurrence, répondrait pour beaucoup à des critères financiers. Depuis son arrivée au Real, le Ballon d'or 2008 n'a jamais été augmenté, alors même que quelques uns de ses partenaires l'ont été l'an passé. Or, s'il souhaite acquérir un statut de taulier du vestiaire, CR7 estimerait avoir besoin de l'être. En football comme ailleurs, c'est souvent la fiche de paie qui vous situe hiérarchiquement. Il a beau s'en défendre dans le communiqué qu'il a publié en début de semaine sur son site, c'est bien d'une revalorisation salariale dont il parle. Pour ne rien arranger, Marca sort dans le même temps une information selon laquelle le Barça souhaiterait revoir le contrat de Lionel Messi, en prévision de l'augmentation de l'impôt sur le revenu. Déjà que Ronaldo vit mal la concurrence avec la Pulga, si en plus il s'aperçoit que ce dernier est encore mieux traité que lui ne l'est à la Cantera, ça ne risque pas d'améliorer les choses.

Son salaire augmentera, mais son influence ? 

En tout cas, le Real semble décidé à solutionner tout ça. Dès son retour de sélection, CR7 devrait donc rencontrer ses dirigeants et exposer clairement ses griefs. D'après AS, la Maison Blanche tient toujours à se séparer de Kaka, 9 millions d'euros net annuels, 27 au total jusqu'à la fin de son contrat, de façon à compenser la hausse de l'impôt sur le revenu sur le salaire de son attaquant star. Ce serait là un premier geste susceptible de signer la paix des braves entre les deux parties. Après, reste l'influence dans le vestiaire à régler, et l'aura du capitaine de la Seleçao qu'il voudrait bien voir développer dans les moyens de communication dont disposent le club. C'est là que le bât pourrait bien blesser. Ronaldo en souffre, mais c'est ainsi, il n'est pas le joueur préféré des socios madrilènes. Le favori des foules s'appelle Iker Casillas, et comble de malchance pour l'ex-Mancunien, le gardien de la Roja fait partie des favoris pour le Ballon d'or. 

Hors de question, dès lors, de le mettre plus en avant que son gardien. "C'est une fierté pour le Real de pouvoir présenter deux candidats au Ballon d'or. Ce ne serait pas logique d'en privilégier un plus que l'autre", résumait un officiel madrilène aux journalistes d'AS. Le souci, c'est que Cristiano Ronaldo a beau se défendre de son amour pour le maillot madrilène, on ne lui enlèvera pas l'importance qu'il y a pour lui d'être au sommet de la hiérarchie des joueurs au sein des clubs où il se trouve. Au Real, il lui reste encore quelques marches à gravir, et pas des plus évidentes.