
Slaven Bilic, le sélectionneur croate, est serein après le bon 1-1 de son équipe face à l'Italie, ce jeudi soir. Cesare Prandelli, son homologue transalpin, assure quant à lui que la Squadra Azzurra croit encore en ses chances de qualification pour les quarts de finale.
Honneur au vainqueur, pouvait-on dire jeudi soir au terme du match Italie-Croatie (1-1), comptant pour le groupe C. En effet, sur le plan comptable, ce match nul un but partout enregistré entre l'Italie et la Croatie jeudi soir fait les affaires des Croates. Le sélectionneur Slaven Bilic et ses hommes l'avaient emporté lors de la première journée contre l'Irlande (3-1) et comptent ainsi 4 points en deux matches, tandis que l'Italie n'en a engrangé que 2 au total. Théoriquement, un match nul contre l'Espagne, elle aussi à 4 points, suffirait donc à la Croatie pour atteindre les quarts de finale. "Je ne veux pas parler du prochain match contre l'Espagne, nous avons beaucoup de temps pour tout analyser, a commenté Bilic en fin de match, comme le rapporte l'AFP. Nous sommes vraiment dans une bonne position avec quatre points, donc je suis très optimiste. Quatre points, c'est déjà pas mal. Avant le match, j'aurais été content avec quatre points. Nous avons encore une vraie chance de passer".
"Nous pouvons faire beaucoup mieux"
La Croatie est complètement passée à côté de sa première période, où la mainmise italienne était totale, avant de revenir transformée et conquérante en seconde mi-temps. Bilic a son explication : "Quand vous jouez contre les grosses équipes, il n'est jamais facile d'avoir la balle. Vous attendez votre heure. Ils étaient meilleurs en première période, mais même lorsqu'ils jouaient bien, nous avons réussi à nous procurer des occasions. En première période, nous étions un peu tendus à cause de la pression. Nous n'avons pas joué notre meilleur football. Nous pouvons faire beaucoup mieux, comme nous l'avons montré en seconde période. Parfois nous manquons de patience. Il faut aussi que nous tirions plus de l'extérieur de la surface. Nous devons aussi être plus agressifs pour pouvoir récupérer plus de ballons, notamment au milieu".
Prandelli y croit encore
La situation de l'Italie, elle, se complique après ce nul. Les Azzurri pourraient revivre leur mésaventure de l'Euro 2004, où ils avaient été éliminés sans avoir perdu, après avoir terminé à égalité de points avec la Suède et le Danemark dans leur poule à cause d'une différence de but particulière défavorable. Mais Cesare Prandelli, comme le relaie La Gazzetta dello Sport, veut encore y croire : "On a perdu une occasion. On gérait bien notre avantage sans courir de risques. Puis nous nous sommes distraits sur un centre et avons encaissé un but évitable. On a eu quelques occasions pour marquer un deuxième but, et surtout, nous étions bien équilibrés sur le terrain. Nous continuons de croire en nos moyens, et que toutes les équipes joueront le jeu". Prandelli ne croit donc pas que les Espagnols et les Croates s'arrangeront pour faire un match nul, comme on soupçonne encore que le Danemark et la Suède l'avaient fait en 2004, lors de l'Euro portugais.
