Dopage : Le polo est-il épargné ?

Le dopage dans le polo, comme dans n'importe quel sport, ça existe. Comme en atteste cette tragique histoire survenue en Floride en 2009.

"En cas de dopage d'un animal, l'Agence française de lutte contre le dopage (ou la fédération sportive compétente) peut prononcer une sanction d'interdiction de compétition à l'égard du cavalier, en plus de l'interdiction d'engager le cheval "victime" du dopage en compétition." La loi française est donc claire sur ce sujet : le cavalier est responsable de son cheval et doit s'assurer qu'il n'a pas consommé de produits dopants. Une loi intraitable donc, qui veut tout faire pour éviter qu'un nouveau drame ait lieu.

21 chevaux morts

Floride, 105e championnat américain de polo, Black Watch et Lechuca Caracas s'affrontent au Wellington International Polo Club. Tout allait alors pour le mieux jusqu'à ce que d'un coup, sept chevaux s'écroulent, tous de l'équipe vénézuélienne. Dans les heures qui ont suivi, quatorze autres poulains vont succomber. Empoisonnement ? Dopage ? Les opinions divergent même si l'on reste convaincu que quelque chose leur a été administré. Dans un communiqué relayé par L'Express, le département de l'Agriculture "soupçonne que la cause (de leur mort) est liée à une mauvaise réaction à des médicaments ou des produits toxiques et qu'il n'existe pas de preuves du fait que les chevaux auraient pu être affectés par une maladie infectieuse ou contagieuse."

Néanmoins, quelques langues vont très vite se délier. Des produits pour améliorer les performances des chevaux leur seraient en fait régulièrement administrés avant des compétitions. Le quotidien Sun Sentinel avait d'ailleurs fini par en dévoiler un peu plus sur ce drame. "Les chevaux ont réagi à un dérivé de stéroïde mélangé à un produit désinfectant. Un vétérinaire argentin, qui n'est pas licencié aux Etats-Unis, a injecté ce mélange."

Mais ces accusations avaient été formellement démenties par James Belden, vétérinaire de l'équipe vénézuélienne, qui avait rappelé que ses chevaux participaient assez souvent à des compétitions en Grande-Bretagne. Et dans ce pays - et ce contrairement aux Etats-Unis - des tests de dépistages ont régulièrement lieu afin d'éviter l'usage de stéroïdes... 

Si l'on ne saura jamais vraiment ce qu'il s'est passé ce jour-là, cette histoire a eu au moins le mérite de prévenir les hautes instances du polo. À la justice française désormais de faire un minimum attention à ce type de problématiques, sous peine de voir un jour arriver dans l'Hexagone une tragédie de la sorte.