
Ils sont blessés, ils ont été écartés pour raisons sportives ou diplomatiques... Chronofoot vous présente une liste - non-exhaustive et qui pourrait bien subir quelques extensions d'ici le début de la compétition - de tous ces joueurs absents de l'Euro 2012.
Ce sont des membres incontournables de leur sélection, des figures médiatiques ou des joueurs au passé prestigieux, mais dont l'état physique ou le niveau actuel ne leur permet tout simplement pas de disputer l'Euro 2012 qui s'apprête à débuter en Ukraine et Pologne au mois de juin.
La France moins prise de court que l'Angleterre
On commence par la principale cause d'absence, les forfaits pour blessure. Et là, il y a des sélections qui pourraient prétendre au titre de nation la plus guignée de la compétition: l'Angleterre, par exemple, qui a perdu 3 joueurs en mois d'une semaine. Et pas des moindres, puisqu'il s'agit de Frank Lampard, pilier permanent de l'Angleterre depuis dix ans et qui sortait d'une saison toute en réussite avec Chelsea, Gary Cahill, l'acolyte de John Terry en défense centrale, et de Gareth Barry, le milieu de terrain. Que dire de l'absence de Jack Wilshere, le Gunner, éloigné des terrains depuis le début de la saison 2011-2012, et dont le rôle au milieu du terrain aurait été essentiel pour ses compères ? Sans compter la suspension pour les deux premiers matches de Wayne Rooney, l'atout maître d'une sélection en mal de leader. Elle aurait pu compter sur l'éternel Rio Ferdinand, mais Roy Hodgson a préféré s'en passer pour éviter tout incident diplomatique avec Terry, lequel est accusé d'avoir tenu des propos racistes à l'encontre du frère du Red Devil, Anton. N'en jetez plus, la coupe est pleine !
Au rayon des blessés, la France est bien lotie, elle aussi. Mais elle a tout de même un avantage sur l'Angleterre, celui d'avoir pu s'y préparer avant la dernière semaine. Le forfait le plus récent, celui de Loïc Rémy, était pressenti dès le moment où il s'est blessé avec l'OM. Abou Diaby, que Laurent Blanc appelait de ses voeux comme le leader technique et physique de son milieu de terrain, n'a pas non plus laissé planer l'espoir bien longtemps, n'ayant disputé qu'une centaine de minutes cette saison. Et enfin, Eric Abidal, le latéral gauche aux multiples titres, a rapidement dû dire adieux à ses rêves d'Euro, la faute à un foie qui ne l'a jamais laissé tranquille depuis la première opération l'an passé. L'impérieuse nécessité de lui greffer une partie de son organe est arrivée au mois de mars, et dans cette malchance, Laurent Blanc a su adapter ses plans. N'empêche: s'il y a bien un poste qui pose question en équipe de France, c'est celui d'arrière gauche...
Parmi les autres sélections morcelées, citons également l'Espagne, privée de son défenseur fétiche Carles Puyol depuis un mois et de son meilleur buteur David Villa depuis l'automne ; la Croatie, qui devra faire sans les services d'Ivica Olic et de Dejan Lovren, mais rien qui prenne l'ampleur de la sélection anglaise. Parmi les autres blessés, on peut évoquer le malheureux Giuseppe Rossi, absent depuis octobre 2011 et qui ne devrait pouvoir enfiler les couleurs italiennes qu'à partir de 2013. Enfin, disons adieu à Dmytro Chygrynskiy, le défenseur central de l'Ukraine qui s'était refait une santé du côté de Donetsk, et aussi à Thomas Sorensen, le gardien du Danemark, remplacé à la dernière minute par Kasper Schmeichel, le fils de qui-vous-savez.
Les oubliés
On dit souvent que la France à 60 millions de sélectionneurs, histoire de signifier le degré d'implication des supporteurs dans la composition du groupe qui sera emmené en phase finale. L'Hexagone comptait ainsi de nombreux soutiens en faveur de Djibril Cissé, notamment pour son indéniable tempérament de combattant qui l'a souvent aidé à rebondir dans les situations les plus compromises. Malheureusement pour le joueur de QPR, la concurrence au sein de l'attaque française était trop forte (Benzema, Giroud, Ben Arfa...) Le cas de Yoann Gourcuff a été longuement débattu, mais sa méforme depuis 18 mois a finalement pris le dessus sur son potentiel créatif.
En dehors de la France, plus difficile à justifier est l'absence de Roberto Soldado dans la liste espagnole. L'attaquant valencian, 30 buts en 54 matches cette saison, qui n'était déjà pas dans les papiers de Luis Aragones et Del Bosque en 2008 et 2010, s'est fait damer le pion par Alvaro Negredo, pourtant moins efficace cette saison, mais qui se serait ainsi mieux fondu dans le collectif de la Roja. On s'explique plus facilement celle du Néerlandais Bas Dost, qui a rayonné cette année avec Heerenveen aux Pays-Bas, alignant 38 buts en 39 matches. Pas de chance pour lui, il y avait en face Robin Van Persie et Klaas-Jan Huntelaar, meilleurs buteurs respectifs de Premier League et de Bundesliga. Que Dost ne s'en fasse pas, il n'a que 23 ans...
En Angleterre, face aux nombreuses défections dont a été victime la sélection, la question pouvait se poser d'inviter Joe Cole, plus que correct cette saison à Lille, et qui connait les Three Lions depuis une dizaine d'années. Et quid de Micah Richards ? Ou de Rio Ferdinand, qui auraient tous les deux faits d'excellents suppléants à Gary Cahill, plutôt que l'inexpérimenté Martin Kelly. Sur le front de l'attaque, Hodgson peut s'attendre à subir quelques réprimandes si le choix d'Andy Carroll, qui n'a pas vraiment justifié le brouhaha fait autour de lui pour l'instant, n'est pas concrétisé par des performances maousses. Peter Crouch, dont le profil est similaire au joueur des Reds, pourraient alors légitimement cultiver quelques regrets...
Les anciens sur le déclin et les indésirables
On continue avec ces joueurs qui auraient pu prétendre à une convocation grâce à leur passé plus que glorieux en sélection. Il y a Michael Ballack, 35 ans, au sujet duquel Joachim Löw n'a convaincu personne lorsqu'il a dit qu'il avait encore un avenir au sein de la Nationalmannschaft. Le voilà d'ailleurs parti pour Chicago, lui qui avait dû déclarer forfait quelques temps avant le Mondial 2010... En même temps, aurait-il été bien raisonnable d'appeler un caractère de cochon comme le joueur du Bayer dans un groupe aussi apaisé que les 23 Allemands ? Dans le même cas, il y a Joan Capdevila, 34 ans, qui gambadait encore très correctement sur son côté gauche l'an passé, avant que son club de Villarreal ne se rende compte qu'il lui fallait faire rentrer des sous dans ses caisses et le transfère au Sporting Portugal. Depuis, son temps de jeu s'est réduit comme peau de chagrin (5 matches) et sa carrière internationale a fini en lambeaux.
Et pour finir, il y a ces joueurs qu'on ne pouvait décemment pas faire venir en sélection. On en trouve deux dans la Selecçao. Le premier, c'est Ricardo Carvalho, pilier du Chelsea victorieux de la fin des années 2000, parti en préretraite au Real Madrid sous les ordres de José Mourinho. A 34 ans, il n'a pas supporté que son collègue du Real Madrid, Pepe, lui soit préféré comme titulaire lors d'un match de la phase qualificative contre Chypre. Il a préféré partir de la mise au vert des Portugais. Résultat: un an de suspension. Quant à son ancien collègue de Chelsea, José Bosingwa, il a carrément claqué la porte de la sélection l'automne dernier pour raison de conflit avec son sélectionneur, Paulo Bento. Lequel l'avait écarté de la sélection pour le barrage contre la Bosnie au motif qu'il n'offrait "pas de garanties au niveau émotionnel et mental." Et enfin, le must du vilain petit canard, Domenico Criscito. L'arrière gauche italien, pris la main dans le pot du Calcioscommesse, a été prié de faire ses bagages dès le 28 mai 2012. Un présumé corrompu dans la sélection nationale, ça fait quand même tâche, voyez-vous... Quand il a vu que son collègue Leonardo Bonnucci, lui aussi mis en examen dans le scandale des paris truqués, n'était pas dans le même sac, inutile de dire que le joueur du Zenith a dû serrer les dents.
- Photos : Carles Puyol, Franck Lampard, David Villa... Les grands absents de l'Euro
- Probablement l'absent le plus marquant de ce mois de juin, Carles Puyol, éloigné des terrains depuis le mois de mai pour cause de blessure au genou.
- On poursuit avec Frank Lampard, l'emblématique milieu de terrain des Three Lions, forfait après une lésion à la cuisse en entraînement. Au moins ne prendra-t-il pas le risque de se voir injustement refuser un but.
- L'Espagne a subi un gros coup dur en apprenant le forfait définitif de son meilleur buteur, David Villa (51 buts), qui ne s'est toujours pas remis de sa fracture à la cheville contractée fin 2011.
- L'ex-bide ukrainien du Barça Dmytro Chygrynskiy, devrait pourtant manquer aux siens, ne serait-ce que pour l'expérience internationale qu'il pouvait faire valoir
- Ivica Olic, l'un des attaquants les plus inconstants au monde, n'a pas son pareil pour sortir de sa boîte au moment où on l'attend le moins. Mais ses partenaires croates devront s'en passer, la faute à une déchirure à la jambe droite.
- Giuseppe Rossi, le roi des bras cassés. Gravement blessé en octobre 2011, il s'en était presque remis, quitte à être prêt pour l'Euro. Mais l'attaquant italien de Villarreal s'est pété les ligaments du genou droit en avril dernier. Retour prévu en 2013...
- Dans le même genre, on peut compter Jack Wilshere, qui s'est traîné une sale blessure à la cheville toute la saison, privant ainsi Arsenal et les Anglais de ses précieux services.
- Dans la série des colosses aux pieds/segments/cannes d'argile, comment ne pas songer à Abou Diaby, dont Laurent Blanc doit encore regretter l'absence aujourd'hui. Le Gunner a disputé 102 minutes cette saison.
- Autre absent qui prouve bien qu'Arsenal est une succursale du CHU de Kiev, Bacary Sagna, qui s'est fracturé le péroné droit au mois de mai
- Blessé à l'épaule, Lukasz Fabianski, le numéro 2 dans les cages de Pologne et d'Arsenal (décidément), a dû déclarer lui aussi forfait.
- Au rang des gardiens, la blessure de Thomas Sorensen est une très mauvaise nouvelle pour le Danemark, qui s'est tout de même débrouillé pour réussir un coup médiatique en appelant Kasper Schmeichel comme numéro 3
- Le forfait de Loïc Rémy, qui s'est blessé à la cuisse lors du dernier match de la saison de l'OM face à Auxerre, fut considéré comme un gros coup dur pour Laurent Blanc. Mais Ben Arfa et Mathieu Valbuena assurent finalement bien l'intérim.
- Toujours chez les Bleus, mais depuis un peu plus longtemps, Eric Abidal. Opéré d'une tumeur au foie à deux reprises en l'espace d'un an, le latéral gauche n'a pas pu tenir son rôle de cadre auprès des Bleus.
- Pour l'Angleterre, la guigne se sera poursuivie jusqu'au bout. Gary Cahill, touché à la mâchoire après un choc contre la Belgique, a dû quitter les siens trois jours avant l'Euro
- Et pour finir (enfin) du côté des Anglais, Gareth Barry, victime d'une lésion aux adducteurs, a dû laisser sa place à Phil Jagielka dans les troupes de Roy Hodgson.
- Les blessures ne sont évidemment pas les seules raisons expliquant une absence à l'Euro. Yoann Gourcuff, en méforme toute l'année à Lyon, a pu le constater tout seul.
- Pour José Bosingwa, son absence en Ukraine provient de sa mésentente avec Paulo Bento, le sélectionneur portugais.
- Tout comme Ricardo Carvalho, exclu pour avoir quitté un stage avec la Selecçao sous prétexte qu'il ne supportait pas de ne pas jouer un match contre l'équipe de Chypre
- Autres absences justifiées par l'extra-sportif, celles du défenseur italien Domenico Criscito, mis en examen dans le cadre de l'enquête sur les paris truqués du Calcioscommesse
- Ou encore Rio Ferdinand, dont il se crie à travers toute l'Angleterre que l'absence n'est dûe qu'à la sélection de John Terry, accusé d'avoir proféré des injures racistes à l'encontre du frère de Ferdinand, Anton.
- C'est peut-être l'une des absences les plus étonnantes de cet Euro. Roberto Soldado, 30 buts cette saison, partait favori pour occuper le front de l'attaque de la Roja. Il a finalement été devancé par Alvaro Negredo.
- Même chose pour Micah Richards, auteur d'une saison à toute vitesse avec Manchester City, mais qui n'est pas entré dans les plans de Roy Hodgson après avoir été ignoré par Fabio Capello.
- Joe Cole, auteur d'une saison réussie à Lille, aurait pu prétendre à une place dans le groupe anglais, qu'il a fréquenté à 56 reprises depuis 11 ans. Une autre fois, peut-être
- Angleterre toujours, Peter Crouch a été devancé par Andy Carroll dans le rôle de la grande tige de l'attaque anglaise. Au vu du peu de réussite du Liverpuldien cette saison, on peut s'interroger.
- Joan Capdevila peut se mordre les doigts d'avoir quitté Villarreal pour le Sporting. En Espagne, il était encore le latéral gauche de l'Espagne, vainqueur de l'Euro et du Mondial. A Lisbonne, ses matches cette saison se comptent sur une main.
- Dommage pour Cacau, ses 6 sélections ces derniers mois avec l'Allemagne n'auront pas convaincu Joachim Löw. En même temps, vu l'embouteillage du secteur offensif outre-Rhin, ce n'est pas très étonnant...
- Pas sûr que les Allemands aient jamais cru aux dénégations de Löw concernant la convocation de Michael Ballack pour l'Euro. Un tel ego, qui plus est exilé aux Etats-Unis, n'aurait pas trouvé sa place dans un groupe si étoffé.
- Le doute a longtemps plané pour Djibril Cissé et ses 6 buts en 8 matches depuis janvier. L'embouteillage sur le côté droit de l'attaque des Bleus aura certainement été un argument de poids pour son absence.
- Alberto Gilardino, parti s'enterrer au Genoa après avoir fait les beaux jours de la Fiorentina, ne prolongera pas sa série de 47 sélections avec l'Italie. Il n'a pas été appelé depuis plus d'un an...
- La saison exceptionnelle de Bas Dost à Heerenveen - 32 buts en championnat, tout de même - n'aura pas suffi à convaincre Bert Van Marjwick. En même temps, avec Van Persie et de Huntelaar, c'était très compliqué de se faire une place...
- On aura une pensée pour le meilleur joueur de Ligue 1 et tout frais Londonien Eden Hazard, non qualifié avec la Belgique.

haaaaa Puyol l'icone,le terible joueur hors du commun
quel domage que le guerrier catalan ne participe pas a cette euro,l'espagne perd un atout de taille....
quel domage que le guerrier catalan ne participe pas a cette euro,l'espagne perd un atout de taille....
Puyol< Villa< Lampard < Rossi et Wilshere. c sont eux q vont me manquer le plus.