Laurent Blanc

Le Président était plus que soulagé au sortir de la victoire de ses troupes contre l'Ukraine. Avant de se replonger dans la compétition, il compte bien profiter un peu du moment.

Les signes étaient encourageants: 22 matches sans défaites, une bonne partie solidement maîtrisés. Ne manquait plus que la confirmation de ce travail, face à l'Ukraine. Avec un match mené "de la première à la dernière minute", se félicite Laurent Blanc. "On a été dominateur pendant presque tout le match. [...] On mérite de gagner." Alors, évidemment, les Bleus n'ont pas su cueillir les fruits de cette suprématie en première période, mais ils ont continué de jouer "haut, de manière agressive, sur les côtés parce qu'on savait qu'à la perte du ballon, l'Ukraine avait tendance à se regrouper dans l'axe."

"Il fallait attaquer" 

Si cette victoire s'est effectivement construite sur une domination sans faille, il fallait également compter sur les fulgurances de certains joueurs, par exemple Jérémy Ménez, dont la titularisation, en forme de pari, n'aurait pu être davantage couronnée de succès (un but et de très nombreuses percées). "C'est quelqu'un qui a beaucoup de talent, mais il faut qu'il prenne de la confiance au niveau international pour donner la pleine mesure de son talent."

Si les débuts du Parisien se murmuraient avec insistance lors des dernières heures avant le match, ceux de Gaël Clichy furent en revanche plus surprenants: "C'est un match qu'on devait gagner, où il fallait attaquer", explique Blanc. "En ce moment, Gaël est dans une forme physique excellente, il a des jambes de feu. C'était une option offensive." Une vraie réussite, si on songe aux débordements en nombre du Citizen.

"Je vais savourer" 

Le sélectionneur a même trouvé le moyen de se féliciter de l'état de la pelouse, qu'il jugeait trop sèche avant le coup d'envoi, l'Ukraine ayant refusé de l'arroser. "J'ai bien cru que la météo allait faire qu'on ne débute pas un 2e match correctement. [...] Ça n'a pas été le cas. La pelouse était dans un très bon état." Et elle a vu l'équipe de France remporter son premier match en compétition officielle depuis 2006, contre le Portugal (1-0). "Je vais savourer. Six ans c'est très long. J'espère que la prochaine victoire de l'équipe de France ne sera pas dans six ans. Si c'est le cas, je ne serai plus là pour vous en parler. J'aurais été viré bien avant (rires)."  Vue la prestation de vendredi, on ne l'imagine pas un instant.