Oleg Blokhine

Le sélectionneur de l'équipe d'Ukraine n'a pas aimé le comportement de ses joueurs après l'ouverture du score des Bleus. 

C'est peu de dire que le Ballon d'Or 1975 était dépité, après la défaite de ses hommes contre l'équipe de France. "En première période, c'était plutôt équilibré. En deuxième, on a eu quelques occasions de marquer, mais on ne l'a pas fait, et la France nous en a mis deux", a-t-il constaté, dépité. "J'avais dit que la victoire contre la Suède ne nous garantissait rien. Si on pensait être en quarts, on s'est trompé", fustige-t-il à l'attention de ses hommes.

"L'Euro, ce n'est pas le championnat ukrainien" 

Et il n'en a pas fini: "Ce qui ne m'a pas plu, c'est que l'équipe se soit arrêtée de jouer après le 2e but", comme découragée par les deux banderilles plantées coup sur coup par les toreros français. Pour le technicien, les siens n'ont tout simplement pas été au niveau international: "On va analyser ce match, mais que vouliez-vous que je fasse ? Que je rentre sur le terrain ?" s'interroge-t-il, avant de lâcher, implacable: "L'Euro, ce n'est pas le championnat ukrainien. Il faut élever son niveau."

Le fatalisme de l'entraîneur ne l'empêche pas d'endosser la responsabilité de cette défaite: "De toute façon, c'est ma faute, pas celle des joueurs. Ils ont tout donné sur la pelouse. S'il y a des sifflets, ils doivent être dirigés contre moi." Pas de défaitisme trop prononcé en tout cas, car l'Ukraine a son destin entre les mains. Une victoire contre l'Angleterre et les quarts de finale s'ouvriront grandes pour elle: "Ce soir tout le monde est triste, mais il reste un match", conclut Blokhine, très amer.