
Une très faible équipe d'Espagne est venue à bout d'une France inexistante (2-0) et s'offre une place en demi-finale où elle affrontera le Portugal. Les Bleus pourront eux nourrir beaucoup, beaucoup de regrets.
Si l'Espagne fait figure de favorite avant d'affronter la France, les chiffres sont pourtant en sa défaveur. En effet, la Roja n'a jamais gagné contre la France en phase finale de compétition officielle et reste sur deux revers consécutifs (2000 et 2006). Mais elle est aussi tenante du titre et championne du monde et cela se ressent dès les premières minutes. Comme à leur habitude les hommes de Vicente Del Bosque prennent en charge la possession du ballon, laissant les Français se fatiguer en tentant de récupérer la précieuse sphère.
Mais malgré la stratégie très défensive mise en place par Laurent Blanc (Réveillère et Debuchy) sur le flanc droit, le ballon reste inexorablement dans les pieds espagnols. La faute à une impressionnante imprécision dans les passes françaises ainsi qu'à un trop grand gouffre entre le milieu tricolore et son attaque, animée par le seul Karim Benzema. Et c'est paradoxalement du côté le plus renforcé des Bleus, le gauche, que le premier but espagnol va intervenir. L'explosif Jordi Alba dépose Debuchy et Réveillère et file vers la ligne de sortie de but avant de lever la tête et de centrer au second poteau. Il trouve alors Xabi Alonso, absolument seul, qui a tout le temps d'ajuster sa tête qui termine dans le petit filet de Lloris (19e). Pour l'anecdote, c'est le but le plus rapidement encaissé par les Bleus sous l'ère Blanc.
Où sont les Bleus ?
Satisfaits de cette ouverture du score précoce, les Espagnols se mettent alors à gérer leur rencontre, comme il savent si bien le faire, et ce ne sont pas les Français, au pressing quasi inexistant qui vont les priver de ballon. D'ailleurs, il faudra attendre la 25e minute pour voir la première tentative des Français: un coup-franc aux 30 mètres, tiré par Benzema, et qui passe largement au-dessus des cages espagnoles. Le deuxième essai français, quelques minutes plus tard, sera lui plus probant. Au même endroit Cabaye trouve lui aussi sur coup-franc, la lucarne de Casillas mais voit également ce dernier s'interposer sur sa frappe. Premier tir cadré des Bleus.
La seconde période démarre comme avait fini la dernière, sur un rythme de sénateur que ni la désinvolture espagnole ni l'apparent manque de motivation français ne semblent en mesure d'accélérer. La Roja parait pourtant à la portée d'une équipe de haut-niveau ce samedi, mais la France, elle, n'est pas non plus dans un bon jour, loin de là. Le premier évènement marquant de cette seconde période n'intervient d'ailleurs qu'à la 60e minute, lorsque Ribéry s'enfonce dans la surface espagnole et centre fort devant le but. Malheureusement pour lui et ses coéquipiers, Casillas est alors plus prompt que Benzema pour se saisir du ballon.
Ceci n'est pas un match
Conscient que l'aventure française dans cet Euro s'arrête là si les Bleus n'égalisent pas, Laurent Blanc décide alors de faire entrer Nasri et Ménez, en lieu et place de Debuchy et Benzema, puis une poignée de secondes plus tard, Giroud en remplacement de M'Vila. Mais cette stratégie va-t-en-guerrière n'a finalement aucune incidence sur le jeu tricolore, les Français paraissant déjà résignés à faire leurs valises dès le coup de sifflet final donné. Pour faire boire le calice jusqu'à la lie, les Espagnols inscriront même un dernier but sur pénalty, à la 90e minute, suite à une faute de Réveillère sur Pedro. Xabi Alonso se charge de le transformer, prenant Lloris à contrepied, et envoient les siens en demi-finale.
L'Espagne paraissait pourtant "humaine" ce samedi soir, mais la France a trop joué (si jamais elle a joué) petit bras pour espérer pouvoir mettre cette faible Roja en danger. Les Rouges iront défier leurs voisins Portugais en demi-finale, tandis que les Bleus suivront la fin de la compétition de chez eux. Mais après tout, l'objectif fixé avant la compétition est rempli: ils ont atteint les quarts de finale.

après un match très moyen la roja c'est qualifié pour les 1/2, devant le portugal il faudra faire tout un autre match, ce méfier de ronaldo le danger viendra par ce couloir..je crois a la roja malgré que le portugal il faudra le prendre au serieux..rdv mercredi soir
@Footeux : La présence de Pedro est une autre altenative. De toutes façons, CR7 devra être bien muselé. Si seulement notre bon capitaine Carles était là, Ramos se décalerait et la question ne sa poserait pas ^^ Mais, en fin de compte, on laisse place aux hypothèses plus qu'autre chose. C'est vrai que la défense dont j'ai parlé n'a pas été testée, mais qui sait.. Je doute qu'elle soit alignée, mais à mon avis elle serait tout de même au niveau. Et j'ai aussi hâte de voir si la défense Portugaise tiendra bien la route face aux assauts répétés des Espagnols.. Comme tu le dis, le côté droit risque d'être le plus sollicité, sachant qu'iniesta peut faire plier toute une défense en une seule passe, et que Jordi Alba à une pointe de vitesse phénoménale.. Espérons que ces 2 là soient efficaces.
@Senox, on est dans des hypothèses bien sûr. Mais qui, on est peut-être aussi dans le bon. L'absence de Puyol est vraiment préjudiciable pour la Roja. Mais on n'a pas d'autre choix. Arbeloa me fait vraiment peur face à CR7, car il est très lent et sensible aux dribbles. Quand je vois qu'il a souffert face à Ribery, je n'imagine pas comment il sera face à CR7. Mais je pense que Del Bosque a déjà une idée. Voici ce qu'il a déclaré : "Nous aurons une attention particulière envers Cristiano Ronaldo mais il n'y aura pas de plan spécifique pour le contrer. Il sera surveillé en permanence comme on l'avait fait il y a deux ans. Il avait fini par se décomposer." Espérons que ça tiendra le coup. Par contre, je sais qu'Iniesta fera des misères sur son côté.
@Footeux : Je l'espère vraiment. Et je prie pour qu'Arbeloa soit dans un bon jour sur le plan défensif. Après, CR peut aussi ne pas être adroit dans ses dribbles et dans ses prises de décision, ce qui faciliterait la tâche à Arbeloa. Bref, il peut aussi être dans un mauvais jour. Et espérons le.. Après, Don Andres sera le plus grand danger devant, mais Del Bosque peut aussi s'appuyer sur des joueurs comme Cesc, Silva (ou Pedro ?), Xavi ou même Alba qui peut prendre son couloir.. La force de l'Espagne, c'est aussi ça : La capacité d'avoir plusieurs joueurs susceptibles d'être dangereux à n'importe quel moment. Espérons juste qu'ils soient réalistes devant le but.
L'avantage que a arbeloa ces qu'il joue au real donc il connais biens cr7 il s'entraine avec lui et le contraire aussi moi j'pense qu'ont verra un match similaire a celui contre la france appart que le portugal sera plus dangereux dans les contres car pour prendre la profondeur nani et bon et cr7 et parfait pour sa et defensivement ces plus solide mes apres dans le foot tout peux se passé donc voila