
L'Italie rencontre l'Irlande lors de la dernière journée du Groupe C. Le coach de la Nazionale, Cesare Prandelli affronte son mentor Giovanni Trapattoni, coach de l'Irlande, pour un match tactique à bien des niveaux.
Troisième et dernière journée du groupe C, deux maîtres tacticiens sont opposés: Cesare Prandelli, côté italien, et son compatriote Giovanni Trapattoni, côté irlandais. La qualification de l'un est encore possible, l'autre souhaiterait sortir la tête haute de cette compétition.
"J'aime parler de football, mais le système n'est pas important, c'est surtout le cœur qui compte", a affirmé Cesare Prandelli en conférence de presse relayée par France Football. Et c'est bien le cœur la principale force du collectif irlandais emmené par Damien Duff et sa bande et dirigé avec panache par Giovanni Trapattoni. C'est également le cœur qui fait vibrer les supporteurs irlandais et ce, même après une sévère défaite contre l'Espagne (4-0).
"Nous jouons pour ces supporteurs qui nous ont applaudis même quand nous étions menés 4-0"
Soucieux de l'avenir de la nation qu'il entraîne, il ne souhaite toutefois pas changer son onze afin de ne pas fausser le résultat et favoriser les Italiens. C'est seulement après la compétition qu'il procèdera à de nouveaux tests et lancera de nouveaux joueurs. Cesare Prandelli, lui, démontre une admiration et une estime sans faille pour son ancien maître.
Cependant, Giovanni Trapattoni doit faire face à de virulentes critiques, comme celles de l'ex-figure emblématique de l'Irlande, Roy Keane. En effet, l'ancien joueur de Manchester United ne mâche pas ses mots quand il parle de son équipe nationale et paraît s'inscrire dans la lignée des ex-joueurs professionnels reconvertis en donneur de leçon: "Vous ne battrez jamais les Irlandais, il est temps de mettre cette chanson de côté, car en ce moment, tout le monde les bat, il faut que ça change!" confie-t-il au Sun se moquant de la musique reprise par les supporteurs irlandais.
"Roy Keane a été un très, très grand joueur..."
Face aux critiques, Giovanni Trapattoni s'emporte, et plus particulièrement quand le responsable est Roy Keane. C'est ainsi qu'après être revenu sur le talent certain de l'ex-joueur, Giovanni perd son sang-froid et affirme selon France Football: "Mais qu'est-ce qu'il a gagné, putain, il n'a jamais rien fait!". Le soutien de Prandelli et toute sa reconnaissance pour le maître tacticien italien arrivent donc au bon moment, une tactique peut-être?
