
Il n'y avait qu'une équipe à Gdansk sur le terrain : l'Espagne. La Furia Roja n'a pas laissé une miette à l'Irlande (4-0) et élimine d'ores et déjà les coéquipiers de Robbie Keane.
On n'a pas le temps de s'asseoir dans son canapé ce jeudi soir que les Espagnols ont déjà trouvé la faille. Quatrième minute : esseulé au milieu de terrain, l'orfèvre Xavi envoie un caviar dans l'axe pour David Silva. Le milieu offensif de Manchester City est taclé miraculeusement dans la surface. C'est alors que surgit Fernando Torres, le "chevalier blond", qui récupère le ballon, s'écarte sur la droite de la surface et ajuste Shay Given sans pitié. Torres, tellement raillé par ses détracteurs, avec un acharnement parfois cruel, fait taire les mauvaises langues de la plus belle des manières. Infatigable, il réalise une grande première période par ses appels incessants et son abnégation. A la 8e minute, c'est d'ailleurs le Blues qui manque de doubler le score. Sur une ouverture magique de Xavi, Alvaro Arbeloa, bien plus à son avantage que contre l'Italie, remet le ballon de la tête pour "El Nino", dont la reprise passe tout proche du montant irlandais. Les Irlandais, sont asphyxiés par les assauts espagnols, au sens propre du terme. Subissant le pressing harassant de champions du monde qui campent véritablement dans leur moitié de terrain, les "Leprechauns" ne respirent plus.
Quelle entame de match de la Roja ! Car outre cette pression diabolique exercée en défense, c'est la Furia qui se déclenche dès lors que les Espagnols reprennent le contrôle du ballon. La magnifique doublette Xavi-Iniesta est au rendez-vous, comme d'habitude. Mais si les deux compères barcelonais ne peuvent pas s'appuyer sur Léo Messi, ils ont trouvé en la personne de David Silva un excellent support par sa percussion et sa vision du jeu. Bref, c'est un attaque-défense qui se livre, et à la demi-heure de jeu, les "Olé" émergent des travées de l'Arena de Gdansk. Même Gerald Piqué, le défenseur central, tente d'impressionner sa fiancée Shakira en s'essayant à la frappe à la 15e minute. Mais c'est bien Iniesta qui donne le tempo des offensives espagnoles. Le Barcelonais impose tellement son jeu de passes et d'attaques placées que finalement, ses coéquipiers prennent exemple sur lui et tardent à prendre leur chance. C'est bien le seul bémol à la première mi-temps espagnole. D'ailleurs, c'est "Don Andres" lui-même qui va cloturer ce premier acte à la 44e minute en envoyant une superbe demi-volée sous la barre, que Shay Given dévie avec classe. Seulement 1-0 à la mi-temps : les Irlandais sont miraculés.
On prend les mêmes et on recommence
A peine les 22 acteurs foulent-ils à nouveau la pelouse que la physionomie de la rencontre reprend de plus belle. C'est d'abord Alvaro Arbeloa, qui comme en fin de première période, effectue une montée rutilante. Admirablement servi par Xavi, le Madrilène fusille un Given bien sur ses appuis, qui repousse. Mais le pauvre portier irlandais, au supplice ce soir, n'a pas le temps de reprendre son calme. A la 49e minute, David Silva hérite d'un ballon dans l'axe à l'entrée de la surface. Le petit magicien s'amuse de trois défenseurs verts et blancs en multipliant les crochets humiliants, puis ajuste un subtil intérieur du pied à ras de terre contre lequel le gardien de d'Aston Villa ne peut rien faire (2-0). Trapattoni n'en peut plus.
La résurrection d'"El Nino"
5 minutes plus tard, Shay Given peut enfin se mettre en valeur en réalisant une superbe parade sur un tir de Xavi au point de pénalty. On a vraiment l'impression d'assister à un match de Coupe de France, entre un ténor et une équipe amatrice. On attend simplement le moment où l'Espagne va définitivement. Celle-ci arrive tout naturellement à la 70e minute. Et c'est le revenant Torres qui y va de son doublé ! Lancé du bout du pied par l'excellent David Silva, le paria Torres devient le héros "El Nino". Dans tous les bons coups malgré quelques faux-pas techniques, Fernando Torres sort à la 74e minute sous les vivas du peuple espagnol. La rédemption est acquise. Dans la foulée, comme un symbole, la Roja concède sa seule occasion de la rencontre. C'est Robbie Keane qui décoche une lourde frappe à ras de terre et oblige Casillas à se détendre parfaitement. A croire que c'est le match parfait pour les hommes de Vicente Del Bosque. Après l'arrêt de grande classe de Casillas, le nouvel entrant, Cesc Fabregas, marque à son tour à la 83e minute. Suite à un corner mal dégagé, le blaugrana hérite d'un ballon dans la surface et fusille Given violemment. Celui qui a été remplacé par Torres sur la feuille de match montre avec caractère qu'il est tout aussi légitime que son alter ego. C'est une concurrence parfaite qu'a réussi à inculquer le coach espagnol à ses troupes.
Intraitable, excellente sur tous les plans, la Roja n'a pas laissé l'ombre d'une chance à ses adversaires du soir (4-0). Concédant sa deuxième défaite de rang, l'Irlande est d'ores et déjà out. Avec l'élimination de l'Eire, c'est aussi le public le plus chaleureux du championnat d'Europe qui va faire ses valises. Dommage. De son côté, la Roja rappelle à ses futurs adversaires qu'elle reste après tout le favori de la compétition.

Belle victoire, mais malgré ses buts je trouve Torres lent et maladroit...(il a vendagé pas mal d'occasions...)je ne me réposerais pas sur cette victoire pour tirer des conclusions hâtives, Villa manke vraiment à cette équipe, Fabregas n'est pas un 09, il tergiverse bcp et n'a pas le sens du but et si on testait LLorente ou Pedro en pointe.
torres restera tjr l hero de l espagne il a montré o match precedent kon pe gardé la confiance en l8.
A un certain moment j ai oublie que la Roja jouait c est le Barca personifie !!
trincouch, exact sur les relances et en partant de la surface je voyais le jeu du barça...a 1 but près il y avait "une manita"...belle victoire et démonstration de foot...un super iniesta, je voudrais voir Llorente en pointe, pour le dernier match de poule vicente del bosque devrais faire tourner l'éffectif je pense...
Torres est un grand joueur, l'Espagne a beaucoup besoin de lui,s'il le laisse tombé ils sont foutus.