Sur fond de crise, la victoire italienne a permis à la presse transalpine de se décharger sur l'Allemagne d'Angela Merkel et sa rigueur imposée. Le quotidien plus virulant, Libero, titre

Dans un contexte de crise économique, la défaite de l'Allemagne, véritable patron financier de l'UE, face à l'Italie, un des cancres de la zone Euro, en demi-finale du championnat d'Europe, a offert à la presse transalpine l'occasion de se déchaîner le "modèle allemand" d'Angela Merkel. Florilège...

Comme lors du quart de finale Allemagne - Grèce, la presse a globalement calqué l'enjeu de cette demi-finale Allemagne - Italie sur celui la crise économique qui frappe actuellement la zone Euro. Et lorsque l'Allemagne, prêcheuse d'austérité, se voit défaite sur le rectangle vert par l'Italie, dont la dette a carrément explosé en 2012, la presse ne peut que s'en donner à coeur joie.

Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les papiers transalpins ne sont pas du genre à mâcher leurs mots. Au milieu du très cru "Vaffanmerkel" ("Va te faire f... Merkel", en italien) de Libero, qui dessine Balotelli, héros de cette demi-finale, shooter dans la tête d'Angela Merkel, et du poétique "Ciao, ciao gros c.." affectueusement dédié à la chancelière allemande, les journaleux de la Botte ont très inimicalement réglé leurs comptes avec l'outre-Rhin. Passées ces attentions, les médias italiens se sont mués en recueils d'éloges à "Super Mario", auteur d'un doublé salvateur contre les Allemands. On vous laisse feuilleter...