Coupe du monde 2018: La FIFA distribue les bons et les mauvais points
La FIFA a rendu son rapport sur les candidatures pour l'attribution des Mondiaux 2018 et 2022. Bilan.
Mercredi, la FIFA a rendu public son rapport sur les dossiers de candidatures des différents prétendants pour accueillir les Mondiaux 2018 et 2022. A deux semaines du vote décisif qui désignera les deux prochains pays hôtes, la FIFA a donné quelques indications sur la qualité des dossiers engagés (Angleterre, Espagne/Portugal, Russie, Belgique/Pays-Bas). Pour cela, elle s'est penchée sur 17 critères bien particuliers.
L'Angleterre et l'Espagne/Portugal favoris
Les candidatures anglaise et hispano-portugaise ont reçu les meilleurs appréciations. Le document rendu par la FIFA explique que la qualité des stades, des transports et de l'ensemble des installations immobilières ont été particulièrement appréciés. En revanche, le bât blesse pour l'Angleterre au niveau des camps d'entraînements proposés et le nombre d'hôtels, qui sont jugés trop peu nombreux. De plus, la FIFA craint que les établissements choisis ne soient pas en adéquation avec ses desiderata financiers. Le dossier Espagne-Portugal est celui qui dénombre le moins de mauvais points, mais qui doit gérer un sérieux problème: celui de la sécurité. En effet, les observateurs pestent qu'aucun plan de sécurité n'ait été clairement défini. Enfin, le problème de la co-organisation est toujours délicat.
La candidature commune de la Belgique et des Pays-Bas a partiellement convaincu les émissaires de la FIFA. Plus de la moitié des critères (9 sur 17) ont écopé d'un niveau de risque "moyen". Avec pour principaux défauts, les établissements hôteliers, le trop faible investissement de l'État et comme pour l'Espagne et le Portugal, le souci de la co-organisation.
La Russie, c'est bien... mais c'est trop grand
Enfin, la Russie, grande rivale de l'Angleterre en raison de son attractivité financière a déçu. Si la qualité des installations (stades, hôtels, terrains) n'a rien a envier à l'Angleterre, bien au contraire, c'est sur le plan des transports que la candidature pêche. La faiblesse du réseau routier et ferroviaire, conjuguée à l'immensité du pays rendraient les travaux d'aménagements bien trop couteux pour la FIFA: "L'immensité du pays, l'isolement par rapport aux autre pays, couplés au réseau ferroviaire limité pourrait en conséquence encombrer le trafic aérien. De plus, d'éventuels retards quant aux projets de transports nécessaires au bon déroulement du tournoi, pourraient être un lourd fardeau financier pour la FIFA".
La Coupe du monde 2022
Les dossiers pour le Mondial 2022 (USA, Qatar, Australie, Japon, Corée du Sud) ont aussi eu le droit à un rapport détaillé. Le Qatar, qui dépense sans compter pour s'adjuger le plus grand évènement sportif de la planète, doit faire face à la seule variable qu'il ne contrôle pas: la météo. En effet, les fortes chaleurs de l'été présentent un "haut risque pour les joueurs, les arbitres, les officiels de la FIFA et les spectateurs". Les autres favoris, les USA, doivent faire avec le manque d'investissements du gouvernement américain qui a sans doute d'autre sujets plus importants à traiter présentement (réforme du système de santé).
Mais les principaux faits à retenir sont une nouvelle fois financiers. En effet, le Japon, la Corée du Sud, et dans une moindre mesure l'Australie, présentent des dossiers remarquables, mais les faibles retombées économiques en matières de droits télés (européens et américains) freinent la FIFA dans sa quête effrénée de dollars.
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