Les clubs allemands sont soumis à la règle du

Martin Kind réclame l’abrogation de la loi sur le financement des clubs allemands appelé règle du "50 + 1". Mais pour beaucoup, cette règle assure la bonne santé financière des équipes de Bundesliga.

C’est un véritable camouflet qu’a reçu Martin Kind, président du Hanovre 96. 32 des 36 clubs de première et deuxième division de Bundesliga ont rejeté sa proposition de suppression de la loi "50 + 1". Cette règle fait en sorte que les investisseurs ne puissent pas détenir plus de 49% des parts du club. Les 51% restant doivent obligatoirement appartenir à une association à but non-lucratif.

En Allemagne, les clubs comme le Bayern Munich ou le Werder Breme ne sont pas que des clubs de football, mais avant tout des associations sportives. Ces dernière regroupent également d'autres sports tels que le basket, le handball, ou encore les échecs. Les équipes sont donc obligées par la DFL, la Ligue allemande de football, de garder leur statut d’association.
Martin Kind estime que cette règle nuit au développement économique des équipes d'outre-Rhin et que ce règlement est une violation du droit commercial. Il souhaite donc supprimer cette loi, afin que les investisseurs puissent injecter plus d’argent dans les caisses, ce qui leur permettra de mieux rivaliser avec les plus grands clubs européens.
"Nous ne voulons pas d'un football allemand contrôlé par des investisseurs venant de Russie ou d'Asie" a déclaré le directeur du Borussia Dortmund, Hans-Joachim Watzke. Le président de la DLF, Reinhard Rauball, est quant à lui heureux que les clubs aient repoussé cette proposition: "La Bundesliga reste fidèle à elle-même et continuera de s'appuyer sur les facteurs qui ont contribué à faire du football allemand un véritable succès. je veux parler de la stabilité, la continuité et de la proximité avec les fans."

Face à cette levée de boucliers, le président de Hanovre a choisi de ne pas se laisser faire, en déposant hier un recours à la Cour allemande permanente d’arbitrage. Il dispose désormais de six semaines pour prouver que la Bundesliga vivrait mieux sans le "50 + 1". Pas sûr qu'il y parvienne.