Zambie: La semaine intense d'Hervé Renard
Le sélectionneur de la Zambie, Hervé Renard, a vécu une semaine de folie entre son sacre en finale de la CAN et l'accueil du peuple zambien.
La Zambie a réalisé un exploit formidable en remportant la CAN en finale face à la Côté d'Ivoire (0-0, 8-7 aux tirs au but). Le coach français et son groupe ont donc été accueillis de manière phénoménale par le peuple zambien: "C’était vraiment de la folie, raconte Hervé Renard. On a mis 2 heures et demie pour faire les 20 km qui séparent l’aéroport du centre-ville. Toute l’équipe était sur un camion militaire débâché avec autour des milliers de Zambiens qui chantaient, criaient en brandissant des écharpes et des drapeaux. C’est certainement le moment le plus fort que j’ai vécu depuis notre retour. Ensuite on est allés présenter le trophée sur une place de Lusaka et là encore ils étaient des milliers à nous attendre. Je ne sais pas si je revivrai ça une nouvelle fois dans ma vie", a expliqué Hervé Renard dans les colonnes du journal Le Parisien.
Il ajoute ensuite: "Le nouveau président Michael Sata nous a invités à déjeuner à la State House. J’avais déjà rencontré son prédécesseur Rupiah Banda 3 ou 4 fois qui nous avait bien aidés. D’ailleurs, il était là aussi, ce qui prouve que la Zambie est un Etat démocratique. En tout, il y avait là 200 à 300 personnes sous un chapiteau. C’était un peu comme la garden-party à l’Elysée. Les sponsors nous ont annoncé qu’on devrait avoir une maison chacun", a précisé le 4e entraîneur français à remporter la CAN (après Claude Le Roy, Roger Lemerre et Pierre Lechantre).
"Le peuple est partout"
L'équipe de la Zambie et le staff technique ont été obligés de rester à l'hôtel car le peuple zambien était très enthousiaste: "Le peuple est partout. On ne peut plus faire un pas dans la rue. C’est pourquoi j’ai préféré me cacher à l’hôtel où je vis depuis que j’ai repris la sélection zambienne au mois d’octobre dernier. Je suis fier parce qu’on n’a pas gagné une coupe au rabais, mais je préfère relativiser. Je sais bien qu’à un penalty près, les commentaires seraient différents et, de toute façon, les critiques reviendront tôt ou tard. J’ai vu qu’en France on écrit qu’on doit toucher une prime de 59 000 $ (44 575 €). C’est drôle parce qu’on n’en connaît même pas le montant. Personnellement, je dois toucher le double", a avoué le sélectionneur français.
"On n’a pas fait d’émission de télé ou de radio en Zambie"
Hervé Renard, le capitaine Christopher Katongo et le président de la Fédération zambienne, Kalusha Bwalya, ont même été invités dans une émission de télévision sud-africaine: "On est parti pour Johannesbourg. Le but était de participer à une émission de télévision sur la chaîne SuperSport diffusée sur tout le continent. Je me fais souvent interpeller par des gens qui me félicitent. Paradoxalement, on n’a pas fait d’émission de télé ou de radio en Zambie, mais il faut dire que les journalistes locaux sont assez médiocres."
"Ma priorité ira à la sélection zambienne"
Enfin, l'entraîneur français souhaite poursuivre son aventure à la tête des nouveaux champions d'Afrique: "Je suis en contrat avec la Zambie jusqu’au mois d’octobre et je dois discuter de mon avenir avec mes dirigeants la semaine prochaine. Ma priorité ira à la sélection zambienne s’ils me font une proposition convenable sur le plan sportif. Je ne parle pas d’argent. Si j’avais voulu, j’aurais pu partir dans le Golfe pour 1 M€ par an. La perspective, c’est la prochaine CAN 2013 en Afrique du Sud et la Coupe du monde en 2014, si la Fédération veut étendre mon contrat jusque-là… La France ? Je n’ai eu aucun contact depuis la victoire", a conclu Hervé Renard.
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