
Dans le cadre d'un plan de communication établi avec la FFF, le sélectionneur de l'équipe de France a décidé de faire partager son aventure en Afrique du Sud avec les internautes. Plongez dans le sixième épisode du roman de Raymond. Un faux journal intime qui raconte les aventures déjantées du coach français.
J'ai lu un jour que "toute biographie digne d'être écrite est le récit d'une ascension". Alors, je vais vous raconter ma Coupe du monde 2010. Car ce sera forcément une ascension. Je vous donne rendez-vous le 11 juillet 2010. Je serai à la Fédération pour accueillir Laurent Blanc autour d'un petit apéro.
Il a fallu que je me lève tôt lundi matin. Réunion à la Fédération oblige. J'ai donc dû affiner ma liste. Pour les gardiens c'était facile. Une chance sur 4 de tomber juste. Je me suis pas fait chier j'ai fait comme la dernière fois. J'ai viré Landreau. J'essaye de me mettre les supporteurs parisiens dans la poche. Je crois que sa cote de popularité au Parc n'est pas très haute à cause de ses boulettes de l'an passé. Alors on sait jamais comme à partir du 11 je n'ai plus de taff, je ne ferme aucune porte.
Par contre pour les défenseurs, c'était plus dur. Je ne savais pas combien il fallait en retirer. J'ai longtemps hésité. J'en parlais autour d'une partie de cartes avec Estelle. Ça s'est mal passé elle m'a battu trois fois de suite au rami. Ça m'a énervé, du coup je l'ai viré le Lillois, sinon ça m'aurait bouffé. Il me reste plus que Planus. Il m'a dit qu'il me ramènerait une bonne bouteille. C'est déjà ça de pris.
Ensuite, il fallait s'attaquer aux milieux. Bon le jeune Yann M'boma ou M'vila, je m'en rappelle jamais, je ne pouvais pas le garder. C'est pas sérieux. Déjà que Pat' me fait la gueule... Ensuite il y avait les deux marseillais. Le vendeur de slips et le coupeur de citrons. C'était dur. Du coup, j'ai tiré à pile ou face. Valbuena est chanceux. Et puis j'ai vu les images du petit Hatem s'embrouiller avec Abou Diaby à l'époque d'A La Clairefontaine. Et ça c'est pas possible. Pas de ça dans mon vestiaire.
Enfin les attaquants. Là c'était fastoche. J'ai envoyé un texto à Titi, car il ne répondait pas à son portable, il m'a rappelé une heure plus tard.
- Allô Raymond, c'est Titi
- Salut Titi, pourquoi tu ne répondais pas tout à l'heure ?
- Je regardais la rediff' d'Arles-Avignon-Clermont. Tu sais que j'adore le foot.
- Ah ok ! Bon je t'appelle car je ne sais pas quoi faire pour le dernier nom. Il faut enlever un attaquant, t'as pas une idée ?
- Écoute, moi je suis obligé de venir, mon contrat avec les New York Red Bull commence qu'au mois d'août. Donc je n'ai rien à faire avant. Nico, faut le prendre, ca fait trois fois qu'on lui fait le coup, s'il rate une 4e Coupe du monde, il va l'avoir mauvaise. Et puis si tu prends pas Djib', on marquera pas de buts. Après c'est à toi de voir. Soit tu gardes Dédé Gignac, le mangeur de cassoulet, soit tu gardes, Jimmy Briand. Mais bon si c'est le seul rennais, il va s'emmerder. On va tous parler de Ligue des Champions, de transfert, etc.
- T'as raison, je vais faire ça. Merci !
Finalement, c'est pas si dur que cela. Il suffit juste d'un peu de chance et de savoir bien s'entourer. Je vais peut-être faire pareil pour la Coupe du monde...
