Didier Deschamps connaît le football italien sur le bout des doigts

Sélectionneur des Bleus depuis juillet dernier, Didier Deschamps a vécu la meilleure période de sa carrière sportive lorsqu'il évoluait en Italie. Imprégné de la culture tactique transalpine, DD semble être l'homme de la situation pour ramener l'équipe de France vers les sommets, de l'avis même de son homologue italien Cesare Prandelli.

Didier Deschamps, c'est cinq années passées à la Juventus en tant que joueur (1994-1999) plus une dans le rôle d'entraîneur de la Vieille Dame (2006-2007). Assez de temps pour s'imprégner de la culture de la gagne qui émane des footballeurs de l'autre côté des Alpes. Aujourd'hui sélectionneur des Bleus, celui qui va retrouver l'Italie à Parme mercredi soir avec "beaucoup de plaisir", souhaite transmettre à ses joueurs, ce qu'il a appris dans son pays d'adoption.

Deschamps l'Italien

"L'Italie me connaît, la presse italienne aussi. J'ai l'impression d'être toujours sous examen", expliquait Didier Deschamps en conférence de presse mardi. Comme si le cordon ombilical n'était pas totalement coupé avec la terre qui l'a vu vivre une période dorée en club. Si un mot devait être retenu pour définir le mieux ce que représente le Bayonnais aujourd'hui, nul doute que ce serait : pragmatique. "Dans le foot, il faut être efficace dans les deux zones de vérité et montrer du réalisme. On peut affirmer que l'Italie a toujours eu de la qualité dans ce domaine. Moi j'essaye d'améliorer l'équipe dans ce secteur-là". Taxé d'entraîneur au style de jeu frileux, à la limlite du Catennaccio, DD rappelle que selon lui, seule la victoire est belle.

"L'identité de jeu, la philosophie, ce sont des grands mots. On va dire que je ne pense qu'au résultat... Mais vous n'avez qu'a regarder les matches. Le Japon, on l'a perdu et ça a déclenché beaucoup de choses. C'est le haut niveau. Il faut tout faire pour aller au résultat. Après, la manière est importante, il faut avoir un fil conducteur et avec le temps, réussir à avoir des affinités techniques et des automatismes. Mais pour ça, il faut passer du temps ensemble et enchaîner les matches". Une façon claire de préciser que si Deschamps a accepté de relever le challenge proposé par la FFF, c'est avant tout pour gagner des titres avec les Bleus.

Prandelli voit la France revenir au sommet

La nomination de l'ancien entraîneur de l'OM et de Monaco redonne de l'espoir à certains, à l'image de Patrice Evra, qui a évolue sous ses ordres sur le Rocher, et qui se retrouve dans les valeurs prônées par le Bayonnais : "J'ai toujours dit que j'avais envie de gagner quelque chose avec mon pays. Cela n'a pas été le cas jusque-là, mais cela reste ma motivation. Finir ma carrière sans gagner quelque chose, ce serait un échec pour moi", affirme le Mancunien dans des propos relayés par Eurosport.fr.

Le sélectionneur italien Cesare Prandelli imagine également son homologue français comme l'homme capable de ramener la sélection tricolore sur le devant de la scène internationale : "La France n'est pas du tout en retard, potentiellement, c'est une équipe très, très forte. Je suis sûr qu'après le match contre l'Espagne, elle a acquis plus de confiance, plus de certitudes dans ce qu'elle fait. L'équipe de France est riche de talent mais n'avait pas de continuité. Selon moi avec l'arrivée de Deschamps, ils ont gagné en compétitivité", juge celui qui a donné un style rafraîchissant à la Squadra Azzurra depuis sa prise de fonction en 2010. Un style dont Deschamps l'Italien pourrait s'inspirer dans le futur...