
Le gardien de la Squadra Azzurra, Gianluigi Buffon, aborde le premier match de sa sélection, face à l'Espagne (18 heures) avec décontraction et une réelle envie d'en découdre.
Avant d'entamer son Euro, l'Italie est en plein marasme ! Outre les affaires extra-sportives du Calcioscommesse qui ébranlent le football italien, la Squadra Azzura a perdu, depuis plusieurs années déjà, son lustre de champion du monde 2006. Un homme, qui a connu cet âge doré, Gianluigi Buffon, 34 ans, préfère voir le bon côté des choses et faire parler son expérience avant de se frotter aux champions d'Europe et du Monde en titre, l'Espagne. Pour sa part, le sélectionneur, Cesare Prandelli, attend un réveil de ses troupes après la gifle reçue il y a dix jours, face à la Russie, en amical (3-0).
"Il y a dans le groupe une prise de conscience"
Quatre ans après, l'Italie et l'Espagne se retrouvent, pour s'affronter dans le cadre d'un championnat d'Europe des nations. Et il y a quatre ans, au stade des quarts de finale, la Roja y avait été aux forceps pour battre la Squadra Azzurra (0-0, 4-2 t.a.b). Un souvenir douloureux, pas complétement occulté par le gardien n°1 des Italiens, Gigi Buffon : "C'est encore douloureux. Mais depuis, l'Espagne a légitimé sa force". Le portier de la Juventus Turin, auteur d'une grande saison, voudrait bien faire taire les mauvaises langues, dénonçant une défense en lambeau et une attaque Cassano-Balotelli loin d'être au niveau. "Nous sommes ici pour impressioner. Il y a dans le groupe une prise de conscience, une conviction. Maintenant, il faut juste attendre" tempère le portier transalpin. Pour lui, il n'y a pas de problème Balotelli et le porte, au contraire, au rang de joueur décisif. "Mario est un talent pur, l'un des rares qui peut nous faire gagner des matchs à lui tout seul. Hors du terrain, il a toujours fait preuve de diligence envers nous. Ses erreurs, régulièrement dénoncées, forgeront son expérience. Il n'a que 22 ans", précise Buffon.
"Je veux une Italie dynamique et agressive"
Au-delà des choix, comme celui de faire descendre Daniele de Rossi d'un cran en défense ou de maintenir sa confiance au duo Balo-Cassano, Cesare Prandelli donne quelques indications sur sa tactique adoptée pour défier l'Espagne de Del Bosque. "Chaque équipe se prépare en fonction de ses joueurs. Nous voulons absolument tenir le plus loin possible l'Espagne loin de nos trente derniers mètres, sinon nous courrons un grand danger (...). Notre objectif est de gagner et de marquer des buts. Je veux une Italie dynamique et agressive avec des joueurs qui donnent tout" affirme l'ancien coach de la Fiorentina. C'est bien connu, à cœur vaillant, rien d'impossible.
