Italie - France : Top 5 des matches mythiques entre les deux équipes rivales

Ce mercredi soir, la France défie l'Italie dans un match qui n'a d'amical que le nom. En effet, les deux équipes entretiennent une rivalité fratricide depuis belle lurette. Du huitième de finale de la Coupe du Monde 1986, au doublé de Govou en 2006, revivez cinq matches d'exception.

Huitièmes de finale - Coupe du Monde 1986

Le 17 juin 1986, la France de Platini défie l'Italie de Enzo Bearzot pour une place en quarts de finale de la Coupe du Monde, qui se déroule au Mexique. Les champions du monde en titre font face au champion d'Europe, dans un match au sommet. Dans l'Estadio Olimpico Universitario, 70 000 personnes encouragent à tue-tête les deux formations. Platini est le premier à faire parler la poudre, à la 15e minute. Lancé par Rocheteau, le joueur de la Juventus Turin trompe Giovanni Galli d'une petite balle piquée. En seconde période, Stopyra tue le match, au terme d'une superbe action menée par Tigana et Rocheteau. Avec cette victoire, l'EDF atteint pour la quatrième fois de sa carrière les quarts de finale de la compétition, avant de battre le Brésil aux tirs au but. La France échoue en demi-finale contre la RFA 2-0, mais termine troisième en battant la Belgique.

Quarts de finale - Coupe du Monde 1998

Huit ans après les événements du Mexique, les deux formations ennemies se retrouvent en Coupe du Monde, au Stade de France, devant 78 000 supporteurs Bleus n'attendant qu'une chose, la victoire. Ce match présente plusieurs enjeux. Le plus prestigieux, un billet pour les demi-finales. Les autres, une volonté de revanche des Italiens qui n'ont toujours pas digéré l'affront subi huit ans plus tôt. Beaucoup de joueurs floqués du coq veulent aussi montrer leur domination sur le football transalpin, eux qui évoluent à la Juventus (Zidane, Deschamps), à l'AC Milan (Desailly), à l'Inter (Djorkaeff), ou encore à Parme (Thuram).

Sur le terrain, aucune des deux formations ne parvient à prendre l'avantage, malgré des attaquants de renom comme Henry, Vieri ou Del Piero. Tout se joue donc lors de la séance de tirs au but. À ce petit jeu-là, les Français sont les plus forts. Seul Lizarazu rate le sien. Du côté transalpin, Albertini rate le coche. Tout repose donc sur Di Biagio. Le joueur s'élance, et marquera la transversale à jamais. La légende veut que les Azzurri entendent encore résonner le bruit clinquant du cuir s'écraser sur la barre. La suite du parcours, on la connaît tous...

Finale - Euro 2000

Décidément, Italiens et Français ne se quittent plus. Quelques mois après leur victoire en Coupe du Monde, la bande à Roger Lemerre retrouve celle à Dino Zoff. Une fois encore, les Transalpins semblent maudit. Après avoir sorti les Pays-Bas, la Roumanie, la Belgique et la Suède, ils butent sur la France. Emmenée par un Marco Delvecchio en feu, la Nazionale ouvre le score au retour des vestiaires. Mais la France n'abdique pas, et Sylvain Wiltord sauve tout un peuple dans les ultimes secondes du temps additionnel. Face à sa frappe, Toldo ne peut rien. À l'époque, le but en Or existe encore, et il va faire cauchemarder plus d'un Italien. 103e minute, David Trezeguet hérite du ballon. Il arme sa volée. Du gauche, il crucifie la Squadra Azzurra, et offre à la France le deuxième Euro de son histoire. De son côté, la bande à Maldini est une nouvelle fois battue...

Finale - Coupe du Monde 2006

Lors de la finale de la Coupe du Monde 2006 en Allemagne, l'heure de la revanche a sonné pour les Italiens. Lors de leurs deux dernières rencontres en compétition officielle, ils restent sur deux défaites. Il faut arrêter l'hémorragie, à tout prix. Les 75 550 spectateurs de l'Olympiastadion vont assister à la révolte. Pourtant, c'est la France qui prend le match en main et qui ouvre le score. À la 7e minute, Marco Materazzi fauche Malouda dans la surface de réparation. Zidane s'élance et tente l'impensable : une panenka. Le ballon va cogner la transversale, et rentrer dans le but avant d'effectuer le chemin inverse. Le but est accordé.

Le joueur de l'Inter Milan se rattrape quelques minutes après, et trompe Barthez d'une tête bien placée. Au terme du match, aucune des deux formations ne parvient à prendre l'avantage. Lors de la prolongation, l'inattendu se produit. L'image fait le tour du monde, marque les mémoires. Zidane, sort, tête baissée du terrain, après avoir asséné un coup de boule à Materazzi. La pression aura été trop forte. Une nouvelle fois, tout va se jouer lors de la séance des tirs au but. Tous les Italiens réussissent l'exercice. En fait, il n'y a que David Trezeguet qui échoue. Le joueur de la Juventus fait perdre la Coupe du Monde aux Français. L'Italie, quant à elle, est sacrée pour la quatrième fois.

Qualifications - Euro 2008

Pour la qualification à l'Euro 2008, c'est une Nazionale requinquée qui se déplace au Stade de France, en ce soir de septembre 2006. Les joueurs de Donadoni restent en effet sur une victoire en Coupe du Monde. Sonnés, les Français ne vont pas l'être. Au contraire, c'est même la bande à Domenech qui prend les devants. À la 2e minute de jeu, Willy Sagnol adresse un centre parfait à Sydeny Govou, qui trompe une première fois Buffon d'une superbe reprise de volée. Belle revanche pour un joueur rétrogradé en CFA avec Lyon.

La bande à Ribéry ne s'arrête pas là, et fait une nouvelle fois parler la poudre à la 17e par l'intermédiaire de Thierry Henry. Mais l'Italie a du cœur, et sur un coup franc botté par Pirlo, Gilardino réduit la mise et refroidit le Stade de France. Mais ce soir-là, les Bleus sont transcendés, surtout Govou. Le Lyonnais inscrit un doublé, et laisse une nouvelle fois pantois Buffon à la 54e, toujours sur un centre de Sagnol. Les Français obtiennent donc leur revanche. Depuis, les deux équipes se sont affrontées deux fois, pour un match nul 0-0, et une victoire de la Squadra Azzurra 2-0. Vous l'aurez compris, le match de ce mercredi n'aura donc rien d'amical.