
Le début d’année 2012 des Girondins de Bordeaux a relancé quelques interrogations sur les véritables capacités des Girondins cette saison. En difficulté face à Evian TG le week-end dernier, le club entraîné par Francis Gillot s’attaque à un mois de février très compliqué (Toulouse, Lyon, Lille et Montpellier sont au programme). Le capitaine bordelais, Jaroslav Plasil, s’est donc autorisé une sortie médiatique. Le Tchèque constate les manques flagrants de son équipe et notamment la pauvreté de son collectif. « Malheureusement, il y a toujours le petit truc qui nous empêche de prendre des risques. On a besoin de se faire davantage confiance pour jouer vers l’avant », explique-t-il dans Sud-Ouest.
« Quand on récupère le ballon devant notre surface, il y a 80 mètres à remonter, ce n’est pas évident. Et comme on perd trop vite le ballon, il est impossible de mettre du jeu en place ». Et il souhaiterait que le ballon lui arrive plus souvent : « Avec mon style, si je ne touche pas le ballon, forcément on ne me voit pas trop. Si on ne fait que balancer devant, c’est compliqué pour moi. Mais je ne dis pas que c’est la faute des autres ! » Le collectif doit rester l’élément principal : « J’ai dû évoluer une seule fois en position de milieu offensif, mais ce n’est pas grave : le coach fait l’équipe, je respecte ses consignes. Je le répète depuis que je suis à Bordeaux : le plus important, pour moi, c’est l’équipe », affirme-t-il.
Élément indispensable, il se satisfait des deux recrues hivernales du club (Mariano et Obraniak) et attendra l’issue de la saison pour connaître les ambitions du club. « Le club a déjà fait l’effort de faire signer deux supers joueurs en janvier, que j’essaie d’aider à bien s’intégrer. Je ne pense pas au reste, je me concentre sur ma deuxième partie de saison, pour être meilleur sur le terrain. Et on verra ce qui se passera ». Une victoire ce week-end pour le derby de la Garonne face à Toulouse peut permettre à Bordeaux de se rapprocher du haut de tableau et éviter de regarder ce qui se passe pour la relégation.