Aulas défend une nouvelle fois son équipe et Puel
Balayé à Auxerre (4-0), l’Olympique Lyonnais a manqué l’occasion d’assurer presque définitivement sa qualification pour le troisième tour préliminaire de la Champion’s. Mais face à cette déroute, le président Aulas s’est employé à éteindre tout début d’incendie… comme souvent !
Dimanche, l’OL avait repris espoir. Vainqueur de l’OM (3-2) au terme d’un match de haute volée, le club rhodanien était revenu à trois points du champion de France en titre et avait relégué le PSG, concurrent direct pour la troisième place, à deux unités. Hier, les Gones avaient donc l’occasion, face à Auxerre, de faire un grand pas vers une qualification en Champion’s et de rester au contact des leaders… mais les évènements se sont passés autrement.
La gifle infligée par Auxerre a complètement chamboulé les plans lyonnais. Distancés par l’OM et plus que jamais menacés par un PSG revenu à une longueur, les Gones semblent affaiblis. Comme à son habitude, le président Aulas est toutefois monté au créneau afin de dédramatiser la situation. « Le match de dimanche était très bon, donc, on ne peut pas seulement juger les gens sur le match de ce soir. Je me refuse à franchir les limites, notamment le respect des joueurs. On est troisièmes du Championnat. C’est moins bien que premier ou deuxième, mais ce n’est pas non plus la catastrophe. Est-ce qu’il faut en tirer des analyses définitives sur l’entraîneur, sur la valeur morale des joueurs, sur le fait que les joueurs ont lâché ou non l’entraîneur ? En conscience, je vous réponds non. »
Car s’il évoque le cas Claude Puel c’est parce que JMA s’est souvent interrogé sur la nécessité, ou non, de limoger son coach. Cependant à trois journées du terme, un départ de Puel créerait-il un électrochoc salvateur ? Une hypothèse à laquelle ne veut pas penser JMA. « On ne change pas d’entraîneur à trois matches de la fin quand on est troisièmes du Championnat. On peut le faire si on n’a rien à gagner ou si on prépare déjà l’année suivante. Là, on a tout à gagner ou éventuellement beaucoup à perdre. (…) Changer à trois matches de la fin alors qu’on est troisièmes et qu’on veut aller en Ligue des champions, ça n’existe pas. Claude Puel sera sur le banc lundi prochain à Brest, et il le sera lors des matches suivants, parce que, de toute façon, on n’a pas le choix. Et, aujourd’hui, ça ne serait pas une bonne décision. »





