Liga : Le Barca cale et voit le Real filer
Le FC Barcelone a une nouvelle fois été tenu en échec en Liga, cette fois sur la pelouse de Villareal (0-0), et voit son ennemi honni, le Real Madrid, s'envoler avec sept points d'avance.
Les Blaugrana n'y étaient pas. Amputés du maître à jouer Andres Iniesta, le Barça s'est montré tendre, peu mobile ; ailleurs, tout simplement. On ne peut même pas dire que les hommes de Pep Guardiola aient dominé la rencontre, contre une équipe de Villareal au classement des plus modestes (17e).
Un Barça apathique
C'est même Villareal qui se crée la première occasion franche à la 9e minute, par Cani. A la 16e minute, Pique répond d'une tête, au-dessus. Dans la foulée, l'inévitable Léo Messi manque le but en piquant une balle au ras du poteau. Dès lors, c'est le sous-marin jaune qui va se montrer le plus dangereux. Notamment à la 27e minute, quand Valdes, Pique et Mascherano balbutient dans leur propre surface de réparation. Aux alentours de la 35e minute, les coéquipiers de Marcos Senna se procurent une foultitude d'occasions, dont un but refusé pour hors-jeu (37e).
On pense à une réaction catalane au retour du vestiaire, mais non. Villareal manque même d'obtenir un pénalty à la 47e minute, refusé à Borja Valero, mais très litigieux. Busquets s'en sort bien. Puis il ne se passe franchement pas grand chose, jusqu'à cette mine de Fabregas déviée sur la barre par le gardien (79e). Le Barça aura beau faire le forcing dans les 5 dernières minutes, il est bien trop tard.
Le Real prend le large
C'est amères que les Blaugrana vont quitter l'Estadio Madrigal. Tout d'abord parce que ce n'est pas la première fois de la saison qu'ils laissent filer des points chez des adversaires largement à leur portée. Mais également parce que, plus tôt dans la soirée, le Real, lui, n'a pas flanché, et a engrangé 7 points d'avance sur les joueurs de Guardiola. L'addition commence à être corsée. Le FC Barcelone semble beaucoup moins à l'aise que l'an passé. Les Blaugranas, qui paraissaient extraterrestres il y a seulement quelques mois, affichent une fragilité des plus humaines, et forcément, l'espoir doit mûrir dans la capitale espagnole.
Lire aussi :
Benni McCarthy, "Mourinho est et restera le meilleur entraîneur du monde"





