Ligue 1 : Quand la France d'en bas lutte pour ne pas sombrer
Passionnante, prolifique, compétitive, la Ligue 1 mérite qu'on parle un peu plus d'elle cette année. Oui, la course pour le titre de champion va sans doute nous tenir en haleine jusqu'aux dernières journées. Mais n'oublions pas non plus la lutte acharnée qui sévit aujourd'hui dans les fins fonds du classement. Gros plan sur la bataille du maintien.
N'est-elle pas belle notre Ligue 1 ? Longtemps critiquée pour son manque de compétitivité en haut comme en bas du classement, le championnat de France retrouve de son intérêt. Passionnant pour les prétendants au titre, il l'est à sa façon pour ceux qui luttent pour le maintien.
7 équipes à 2 points
Dans les méandres du classement, la bagarre pour conserver sa place en L1 est plus intense que jamais. Ils sont sept à se tenir en deux points : Valenciennes, Caen, Auxerre, Nancy, Nice, Sochaux et Ajaccio. Autrement dit, en seulement une journée, tout peut basculer. L'AC Ajaccio, aujourd'hui lanterne rouge peut ainsi dépasser, dès la prochaine journée, Valenciennes, 14e avec 20 points. Une physionomie qui n'a jamais existé depuis l'instauration de la victoire à trois points (en 1994).
L'année dernière, lors de la 20e journée, les trois virtuellement relégués étaient Arles Avignon, Lens et Monaco. L'histoire les enverra 5 mois plus tard en Ligue 2. Aujourd'hui, les trois derniers du championnat ont encore toutes leurs chances. Et pour cause, ils sont à égalité (18 points). Un petit match nul peut également permettre à deux équipes de quitter momentanément la pire zone du classement. A seulement un petit point de la division inférieure, l'AJ Auxerre, 16e, et l'AS Nancy Lorraine, 17e, vivent des moments difficiles.
Sochaux s'embourbe, Ajaccio se réveille
Les prochaines journées risquent d'être déterminantes pour l'avenir de certains clubs. Chaque point glané pourra faire la différence en fin de saison. Rappeler que Monaco a été relégué l'année dernière pour un petit point de retard sur Nice, alors 17e, fait froid dans le dos. Même un match nul peut faire la différence à l'heure de faire les comptes. L'étau dans lequel se situent les équipes jouant le maintien risque, en plus, de se resserrer dangereusement dans les semaines à venir.
Inédit dans notre championnat de L1 depuis plus de 20 ans, le résultat restera malgré tout le même que les saisons précédentes. A la fin, ils seront trois à descendre. Les confrontations directes entre les concernés risquent d'être extrêmement intéressantes. La forme des équipes influera évidemment sur le dénouement final. Celle de Sochaux, par exemple, ne laisse rien présager de bon. 6e lors de la quatrième journée, les Doubistes sont en pleine descente aux enfers. Désormais 19e, ils sont sur une série de 6 défaites et un nul en sept matches. Leur dernière victoire date du 6 novembre 2011. Même constat pour Auxerre, pourtant dixième après dix rencontres en L1.
Pour Nice, Nancy ou Valenciennes, rien n'a vraiment évolué depuis le début du championnat. Le trio côtoie la zone rouge depuis cet été. Nancy et Valenciennes se partagent d'ailleurs le titre de la plus mauvaise attaque. Avec seulement 19 buts marqués à leur compteur, l'heure est grave. Surtout qu'Ajaccio, pourtant bon dernier du championnat depuis la 11e journée, semble avoir retrouvé son esprit de guerrier.
Peut-être que la défaite contre Lille à domicile sera bientôt considéré comme l'un des tournants de la saison des Corses. Défaits en fin de match, les Ajacciens s'enlisent. Ils enchaînent leur 12e match sans victoire. On voit alors en eux les digne successeurs d'Arles Avignon et personne ne les imagine capables de sortir d'une telle situation. Rebelles les Corses. Invaincus depuis le 10 décembre, ils sont parvenus à recoller aux équipes qui les devançaient. Avec trois victoires d'affilée (série en cours), la confiance revient petit à petit et les Ajacciens prouvent qu'il faudra compter sur eux dans la lutte pour le maintien.
La zone rouge redonne des couleurs à la L1
Le fait que sept équipes luttent aujourd'hui pour survivre en Ligue 1 est un signe qui ne trompe pas. Le championnat français redevient intéressant. A l'image des hauteurs du classement, les bas-fonds méritent qu'on leurs prête attention. Le signe, peut-être, que l'écart de niveau entre les différents clubs n'est plus si conséquent que les années précédentes. Parmi les 3 promus, seul Ajaccio semble véritablement en mauvaise posture. Certes Evian TG et Dijon ne sont pas si loin que ça de la 17e place, mais cela annonce une fin de championnat tout à fait passionnante. La suite nous promet une lutte acharnée. Vous êtes désormais avertis, il faudra compter sur les derniers du classement pour animer la L1. Même les prétendants au titre devront s'en inquiéter, car une bête blessée n'a plus rien à perdre pour survivre.





