Transféré de Bordeaux à Bastia cet été, Anthony Modeste espère bien figurer parmi les meilleurs buteurs de Ligue 1

Une nouvelle saison de Ligue 1 est toujours l'occasion rêvée de voir de nouvelles têtes débarquer dans notre championnat, de découvrir de nouveaux joueurs. Et parfois, c'est également l'occasion de refaire connaissance avec ceux qui l'ont connue, et qui reviennent le couteau entre les dents, bien prêt à s'y imposer.  

Anonymes pour leur 1e expérience dans l'élite, ils comptent bien s'y faire un nom 

Après un prêt laborieux en Premier League chez les relégués Blackburn Rovers (seulement 9 apparitions en PL pour 3 titularisations), Anthony Modeste s'en est allé rejoindre l'île de beauté, pour tenter de se relancer chez les promus bastiais. Tout comme son nouveau club, l'attaquant martiniquais retrouve donc la Ligue 1, après l'avoir quittée en janvier dernier. Lui qui a tout d'abord peiné à s'imposer dans son club formateur, l'OGC Nice, n'explosera vraiment qu'en Ligue 2 où il marque 20 buts lors d'une pige à Angers en 2009/10. Avec de telles statistiques, les Girondins de Bordeaux sont vite intéressés, et le rapatrient en Ligue 1 la saison suivante. Néanmoins, il n'arrivera jamais à faire oublier Marouane Chamakh, et participe à la descente aux enfers du club aquitain. Après s'être exilé un semestre en Angleterre le temps de se faire oublier, Anthony Modeste entend faire jouer ses qualités athlétiques pour s'imposer une bonne fois pour toute dans l'élite.

Trois très bonnes années de Ligue 2 avec Strasbourg et Sedan auront convaincu le Stade de Reims de faire confiance à Nicolas Fauvergue pour son grand retour en Ligue 1. En effet, les dirigeants rémois ont déboursé 700 000 euros pour remplacer le vieillissant Cédric Fauré par le natif de Béthunes. Formé au LOSC et professionnel depuis l'été 2004, l'attaquant de pointe eût plusieurs opportunités pour s'imposer dans l'élite puisqu'il y a passé 5 ans sous le maillot des Dogues. Et pourtant, le néo-rémois ne parvint jamais à dépasser la barre des 5 buts en un exercice... pour 13 buts au total en 101 matchs de Ligue 1. Un bilan bien maigre, qui lui valut plusieurs railleries de la part des supporteurs du LOSC malgré ses deux buts en Ligue des Champions lors de la campagne 2006/07. De quoi être revanchard et déterminé pour ce retour dans l'élite : nul doute que Fauvergue aimerait prouver à ses anciens supporteurs que les premières impressions ne sont pas toujours les bonnes ...

Du haut de ses 19 matchs dans l'élite, le nom de Kamel Ghilas ne dit probablement pas grand chose à l'amateur de Ligue 1 lambda. Et pourtant, le franco-algérien a déjà bien roulé sa bosse dans le monde du football européen, avec des piges au Portugal, en Espagne et en Angleterre notamment. Malgré ces acquis, sa première expérience en Ligue 1 fut tardive (26 ans), et catastrophique : poussé vers la sortie à Hull City où il n'a pas su convaincre, le fennec est prêté à Arles-Avignon ... on connaît la suite de l'histoire. Ça se passera beaucoup mieux pour lui l'année suivante à Reims en Ligue 2, où il est de nouveau prêté : avec 14 buts, Ghilas finit deuxième meilleur buteur juste derrière son ex-coéquipier Cédric Fauré. De quoi considérer la saison du gaillard sous de meilleures auspices que celle qu'il avait connu sur la côte d'Azur ...

Ils y ont brillé, et veulent regoûter à leur gloire passée

Autre promu Bastiais, à 34 ans Jérôme Rothen entame probablement l'une de ses dernières saisons en pro, et en Ligue 1. Contrairement à Ghilas, l'ancien parisien est une figure connue et reconnue de la Ligue 1, qu'il fut à deux doigts de remporter à plusieurs reprises avec l'AS Monaco. Si le joueur ne pense probablement pas rajouter cette ligne à son palmarès avec le SC Bastia, il a tout de même de quoi être sacrément revanchard. Après trois saisons dorées à Monaco, le PSG s'offre son talentueux pied gauche pour la bagatelle de 10 millions d'euros. Mais dans le club de la capitale, le joueur n'exploitera jamais réellement tout le potentiel dont il avait fait l'étalage au stade Louis II. A tel point qu'après 5 saisons à Paris, le lien est rompu avec les supporteurs parisiens : déchu, le joueur part du Camps des Loges par la plus petite des portes. C'est pourquoi, quand il est élu meilleur joueur de Ligue 2 en mai dernier, Jérôme revient sur cette période difficile de sa carrière : "Je me revois il y a un an jour pour jour à m’entraîner tout seul attendant une offre qui ne venait pas. J’étais prêt à arrêter le football. Je dois ce prix à mes coéquipiers qui ont su m’intégrer dès le premier jour." Bref, une chose est sûre, il y aura au moins un joueur plus que motivé parmi les rangs bastiais cette saison !

Coéquipier de Jérôme Rothen à la grande époque de l'AS Monaco, et tout comme le néo-bastiais finaliste de la Ligue des Champions en 2004, Ludovic Giuly va également retrouver les terrains de Ligue 1 après les avoir désertés l'été dernier pour rejoindre le club monégasque fraîchement relégué en Ligue 2. Et pourtant, malgré son âge avancé (386 ans), Ludovic Giuly a encore de très beaux restes à faire valoir, comme en atteste sa belle saison 2010/11 avec le Paris Saint-Germain, qu'il termine avec 4 buts et 9 passes décisives. Christian Gourcuff, en tout cas, pense que l'ancien barcelonais en a encore dans le moteur, puisqu'il vient de lui faire signer un contrat d'un an avec Lorient. Nul doute que l'homme aux 17 sélections nationales aura à cœur de prouver que l'entraîneur des Merlus a eu raison de lui faire confiance.

Décidément, les anciens parisiens reviennent massivement en Ligue 1, puisqu'après Rothen et Giuly, c'est Bernard Mendy qui fait son "come back" dans le championnat français en signant au Stade Brestois jusqu'en 2014. Aussi à l'aise à droite qu'à gauche, ce défenseur latéral n'a connu l'élite que sous le maillot parisien, avec lequel il a brillé au point de porter à trois reprises le maillot tricolore. Doté de qualités athlétiques impressionnantes, le natif d'Evreux restera notamment dans l'inconscient collectif pour son incroyable déboulé sur le côté droit en match amical contre le Brésil, qui avait laissé Roberto Carlos sur place. En dépit de ses bonnes performances avec le PSG, il est resté, durant sa carrière en France, l'une des têtes turcs préférées de certains journalistes et médias de sport, ce qui explique son exil à partir de 2008. Il fut par exemple l'une des « cibles » favorites du chroniqueur Guy Carlier dans France 2 foot, et se vit décerner en 2006 le Ballon de Plomb, censé « récompenser » le pire joueur de Ligue 1. De quoi être plus que revanchard ...

Pas vraiment de retour en Ligue 1, mais un peu quand même, André-Pierre Gignac fait également parti de ceux qui ont de quoi être revanchard à l'aube de cette nouvelle saison de Ligue 1. Ancien goléador à Lorient et Toulouse, Gignac est désormais plus connu pour ses déboires dans la zone de vérité et ses problèmes de poids que pour ses 24 réalisations en 2008/09 sous le maillot du TéFéCé. A l'occasion de sa troisième saison avec l'Olympique de Marseille, "Big Mac" a un sacré défi à relever : se réconcilier avec les supporteurs phocéens. Et pour l'instant cela paraît bien parti pour le natif de Martigues, qui a montré de très belles choses à l'entraînement, et marqué ce jeudi soir le seul but olympien contre les turcs d'Eskisehirspor en tour préliminaire de l'Europa League. Un but primordial, puisque marqué à l'extérieur ...