Landry Bonnefoi

Landry Bonnefoi, gardien d'Amiens, lanterne rouge de Ligue 2, est revenu avec une certaine nostalgie sur ses années passées à la Juventus Turin, à s'entraîner avec d'innombrables grands joueurs. Dont son homologue portier, référence ultime à son poste : Gianluigi Buffon.

Landry Bonnefoi, gardien de but français de 28 ans, n'est pas vraiment connu du grand public. Pourtant le bonhomme a évolué de 2001 à 2007 à la Juventus Turin (qui l'a prêté 2 saisons, une à Messine, et une à Metz, durant sa permanence à Turin), où il a côtoyé ce qui se faisait de mieux sur la planète football : Ibrahimovic, Vieira, Buffon, Thuram... La liste est longue. 

"A la Juve, j'ai vécu des choses que je ne vivrai peut-être plus" ; Landry Bonnefoi

Aujourd'hui titulaire à Amiens, lanterne rouge de Ligue 2 et presque déjà condamnée à la relégation en National (10 points séparent Amiens d'Angers, 17e et premier non-relégable), Bonnefoi se souvient de ses années passées au sein d'un des plus grands clubs du monde le temps d'une interview pour So Foot : "J’ai eu la chance de m’entraîner avec des supers joueurs et d’apprendre à leurs côtés. Ça m’a fait beaucoup progresser même si je ne jouais pas beaucoup. J’ai vécu des choses que peut-être je ne vivrai plus".

Étant donné son poste, Bonnefoi se dit particulièrement marqué par sa rencontre avec Gianluigi Buffon, qui était alors incontestablement le meilleur gardien du monde : "C’était énorme car j’étais le petit gardien de l’AS Cannes (club où débuta Landry en 2000-2001). Buffon m’a appris beaucoup de choses, surtout sur le placement. Il ne fait pas d’arrêts extraordinaires mais il est toujours bien placé. C’est le meilleur gardien que j’ai vu".

Bonnefoi et le "melon" Ibra

Ibrahimovic, Nedved, Del Piero ou encore Edgar Davids sont les joueurs bianconeri qui ont le plus impressionné le gardien. Sur le caractère bien trempé d'Ibracadabra, il déclare : "Il a toujours été comme ça. Il avait beaucoup de confiance en lui et c’est ce qui fait qu’il est aussi bon. Avec le caractère qu’il a, c’est difficile de ne pas s’embrouiller. C’est un compétiteur et il ne pense qu’à la gagne. Il se prenait la tête avec pas mal de monde. Ce n’était pas grand-chose, mais ça marque un peu quand on est jeune". 

Bonnefoi est parti très jeune à la Juve, mais n'a quasiment jamais joué, et ainsi fait une croix sur une carrière qui aurait pu être autrement plus grande. Mais il ne regrette rien, ou presque, et serait prêt à conseiller à des jeunes gardiens de suivre ses traces, à une différence prêt : "Je lui dirais (à l'hypothétique jeune gardien, ndlr) de partir car, si c’était à refaire, je le referais. Après, il faut voir le club. Je lui dirais de partir, d’apprendre, mais de ne pas rester aussi longtemps que moi sans jouer. Rester trop longtemps sans jouer, ce n’est pas bon non plus".

L'envie de fuir Amiens seul moteur de ses joueurs ? 

Maintenant, Bonnefoi joue tout le temps. Et plutôt bien de l'avis des observateurs de la Ligue 2. Mais évoluer dans une équipe déjà condamnée à la relégation, ça ne doit pas être rose tous les jours : "On va dire que le groupe ne le vit pas trop mal. On n’est pas abattu. On espère faire des résultats sur les derniers matchs pour sauver l’honneur. On n’a pas fait une bonne saison et on s’en veut un peu. C’est très dur. C’est difficile mais on sait tous qu’on a notre carte à jouer individuellement. Il y a beaucoup de joueurs en fin de contrat donc on ne peut pas lâcher maintenant. Il y a ceux qui doivent retrouver un club l’année prochaine et ceux qui sont motivés pour la saison prochaine en National. Mais on sait très bien que si on commence à jouer pour soi, on ne va pas aller très loin". Le message est passé : dirigeants de Ligue 1 amateurs de bonnes affaires, suivez Amiens en cette fin de saison. 

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