Affrontements à Bastille (Paris), en marge de la rencontre de Ligue des Champions PSG - Dinamo Zagreb

Dans la nuit du lundi à mardi, une bagarre a éclaté dans le quartier de Bastille à Paris, entre supporteurs du PSG et du Dinamo Zagreb en marge de la rencontre de Ligue des Champions opposant les deux clubs. Un match que le ministère de l'Intérieur avait décrété "à très haut risque", quelques heures auparavant.

"De graves incidents sont susceptibles d'intervenir si les supporteurs des deux clubs venaient à se rencontrer." En désignant les supporteurs du Dinamo Zagreb personae non grata à Paris à la veille de la rencontre de Ligue des Champions opposant le PSG aux Croates, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls avait, somme toute, vu juste. Dans la nuit du lundi au mardi, de violents affrontements ont éclaté dans le quartier de Bastille, à Paris, entre aficionados du club francilien et ceux des Modri (vidéo).

Valls avait prévenu 

Ainsi, selon l'AFP, qui relaye une source policière, pas moins de 24 interpellations - essentiellement des Croates - ont été effectuées dans le 11e arrondissement parisien par les forces de l'ordre. La police fait également état de deux blessés croates. Le premier, dans un état grave, a été évacué d'urgence par le SAMU pendant que le second était soigné sur place par les pompiers. Ces heurts entre hooligans ont certes été bref, mais auront donné raison aux autorités françaises, qui redoutaient, lundi, "un risque élevé de violences et de dégradations" à la veille de PSG - Dinamo Zagreb.

Le ministère de l'Intérieur avait effectivement été informé par les autorités croates, "de la venue probable à Paris de 150 à 200 supporteurs violents, les Blue Bad Boys, démunis de billets" pour assister au match. En conséquence de quoi, M. Valls a décidé de proscrire du "6 novembre à zéro heure au 7 novembre à midi, le déplacement individuel ou collectif, par tout moyen routier, ferroviaire ou aérien", de tout supporteur de Zagreb "entre les points frontières routiers, ferroviaires et aéroportuaires français et les communes de la région d'Ile-de-France." Une décision qui n'a manifestement pas freiné les quelques irréductibles hooligans du Dinamo...