
Tristes sixièmes de Premier League et, à la surprise générale, finalistes de la Ligue de Champion, les Blues sont pour le moins déroutants. Chronofoot vous propose de redécouvrir, en 5 dates clés, l'impressionnant parcours européen de Chelsea, cette saison.
160 millions d'euros de dépenses, une navrante sixième place en Premier League, un changement d'entraîneur en cours de route et, contre tout attente, Chelsea est là où personne ne l'attendait, en finale de la Ligue des Champions. Chronofoot vous propose de revivre le parcours européen des Blues en cinq dates clés.
6 décembre 2011, Stamford Bridge, 6e journée, Groupe E, Chelsea 3-0 Valence
Un nul à Genk (1-1) et une défaite à Leverkusen (2-1) auront conduit les hommes d'André Villas-Boas à jouer leur avenir européen face aux Chés, dans ce qui sera la finale de ce groupe E. Le Bayer ayant déjà composté son billet, le dernier pass pour les huitièmes de finale se disputera entre Valencians, 2es avec 8 points, et Blues 3e avec autant de points mais une moindre différence de buts. Il faut dire que les anciens coéquipiers de Juan Mata s'en sont donnés à coeur joie face aux Belges (7-0) en 5e journée. Malgré tout, un 0-0 suffirait aux Londoniens, partis chercher le nul 1-1 à l'aller à Vicente Calderón. Mais Didier Drogba et ses potes ne s'en contenterons pas. 3e minute, l'Ivoirien est servi en retrait par Mata, crochète Antonio Barragán et expédie le cuir dans les filets de Diego Alvès. Dans la foulée, Alba puis Albelda font passer un frisson à Stamford Bridge, le poteau puis la détente de Cech accordant du sursis aux Blues. Il faudra une grossière erreur défensive de Victor Ruiz à la 30e pour permettre à Ramires de délivrer le peuple bleu. Saint Didier clora la marque à 15 minutes du terme. 3-0. Un score flatteur au vu de la physionomie du match et de la saison des Pensionners. Un score qui permettra surtout à Villas-Boas d'éviter la guillotine, du moins pour l'instant.
21 février 2012, Stade San Paolo, 1/8 de finale aller, Naples 3-1 Chelsea
Cette saison, Naples est nostalgique de son apogée européenne de la fin de la décennie 80. Et face à un 5e de Premier League en total désarroi, les Azzurri déroulent un football digne des illustres champions d'Europe de 1989. Et comme 23 ans plus tôt, quand Maradona et Careca menaient Les Partenopei vers les sommets européens, c'est un duo sud-américain qui porte l'équipe de Walter Mazzari. L'Argentin Lavezzi par deux fois, et l'Urugayen Edinson Cavani, pour Naples, répondent à l'anecdotique ouverture du score de Juan Mata pour les Blues, dans un match où les Londoniens se seront logiquement effacés. 3-1. Naples prend une option sur les quarts de finale, et André Villas-Boas prendra la porte deux semaines plus tard à la suite d'un revers - celui de trop - face à West Bromwich Albion en championnat.
14 mars 2012, Stamford Bridge, 1/8 de finale retour, Chelsea 4-1 Naples
Trois semaines après la gifle napolitaine, les Blues, version Roberto Di Matteo, retrouvent Cavani et sa bande. Depuis la promotion du technicien rital, Chelsea a enchaîné 2 victoires consécutives. Pas de quoi crier "God bless Roberto". Mais plus que la confiance c'est une réaction d'orgueil qui est attendue du côté de Stamford Bridge. Elle viendra, comme un symbole, des cadres de cette équipe de Chelsea. Drogba d'abord sonne la révolte, d'un coup de tête hargneux, à la demi-heure de jeu, imité par John Terry, vingt minutes plus tard. A Fulham Broadway, c'est l’euphorie. Chelsea est mathématiquement quart de finaliste à la fin du premier acte. Le second ne sera pas du même acabit, Gökhan Inler se chargeant de faire redescendre les Blues sur terre, d'une superbe volée aux 20 mètres. Chelsea n'abdique pas et pousse jusqu'à la 75e minute et une main flagrante de Dossena dans sa surface. Pénalty. Lampard, l'autre vétéran du onze londonien se charge de la sentence. 3-1. Désormais c'est quitte ou double. Ce sera "double" pour les Bleus, délivrés à la 105e minute par Ivanovic monté aux avant-postes et astucieusement servi par un Drogba encore et toujours dans les meilleurs coups. Les Napolitains ne reviendront pas. L'expérience triomphera, comme souvent, de la fougue.
18 avril 2012, Stamford Bridge, 1/2 finale aller, Chelsea 1-0 Barcelone
La réminiscence d'un cri rageur d'Iniesta. La mémoire d'un espoir envolé. Le souvenir d'une finale dérobée, en 2009. Messi et compagnie pénètrent un Stamford Bridge revanchard, ce mercredi. Et ni le génie de La Pulga ni les assauts répétés des Catalans n'auront raison de poing vengeur de Drogba, auteur de l'unique but de la rencontre, sur le seul tir cadré des Anglais. A la faveur d'une détermination à toute épreuve, Chelsea arrache une courte mais non moins importante victoire dans son antre, et prend une option sur une éventuelle finale de Ligue des Champions.
24 avril 2012, Camp Nou, 1/2 finale retour, Barcelon 2-2 Chelsea
On promettait l'enfer aux Anglais, dans l'antre catalane. Et les protégés de Pep Guardiola justifient cette promesse à la 35e grâce Busquets bien servi par le jeune Cuenca. 1-0 et c'est déjà trop insupportable pour John Terry qui se lâche sur Sanchez. Carton rouge. Dès lors, on ne donne pas cher de la peau des Londoniens. Encore moins lorsque cinq minutes plus tard, Iniesta double la mise. Il faudra une réaction d'orgueil de Ramires et un magnifique lob sur Valdès pour permettre aux Blues, à 10 contre 11, d'espérer. La suite on la connaît. Barcelone pousse. Chelsea plie mais ne rompt pas. Drogba, héroïque, fait le boulot derrière comme s'il avait joué arrière gauche durant toute sa carrière. A quelques secondes du terme, Torres, entré à la place de l'Ivoirien selle le sort des Barcelonais. Chelsea, impressionnant d'abnégation, terrasse l'ogre catalan, s'offre une belle revanche et de quoi sauver une saison plus que mitigée.
- Photos : Ligue des Champions : La saison européenne de Chelsea en 5 dates
- Didier Drogba a fusillé Valence lors de la dernière journée des phases de groupe
- Imité par Ramires
- Mata a ouvert le score face à Naples, en huitième de finale aller
- Insuffisant toutefois face à Cavani et l'armada napolitaine
- A San Paolo, c'est la défaite de trop pour André Villas-Boas
- Au retour, Drogba et Lampard ont sonné la révolte bleue
- Tout comme John Terry
- En demi-finale, à Stamford Bridge, Drogba a pris le dessus sur Lionel Messi
- On se dit alors que Roberto Di Matteo est peut-être l'homme qu'il fallait à Chelsea cette saison
- Et Chelsea l'a démontré au Camp Nou, contre tous les pronostics, avec l'expulsion de John Terry...
- ...un pénalty raté de La Pulga...
- ...un magnifique but de Ramires...
- ...et, aussi improbable soit-il, un but salvateur de Torres. Les Blues terrassent Barcelone et accèdent à la finale

je dit a drogba merci merci
chelsea et les supporter anglais derais récompensé drogba,pour la coupe grâce au 2 bute,et en particulier le bute d'égalisation drogba et en champion des champion,
suivez vos traces, vos commentaires! En tout cas DIDIER mérite le ballon d'or
bravo didier drogba tu fais la fierte de l afrique
vive chelsea