Gaëtan Charbonnier et les Montpelliérains voudront prendre le dessus sur l'Olympiakos mardi soir

Dernier du groupe B avec un petit point au compteur, le champion de France n'a pas d'autre choix que de s'imposer au Pirée mardi (20h45), s'il veut revoir l'Europe au printemps prochain.

Dire que le Montpellier Hérault a fait honneur à son titre de champion de France lors de ses trois premiers matches dans la cour des grands est irréfutable. Mais à l'heure de faire les comptes, le butin est bien maigre pour les hommes de René Girard qui n'affichent qu'un petit point dans le groupe B, avant de basculer sur la phase retour.

Éviter de terminer par deux matches de gala

Les Montpelliérains, qui ont laissé filer une victoire qui leur tendait les bras après avoir dominé de la tête et des épaules les Grecs pendant une heure à la Mosson (1-2), doivent se ressaisir sur les bords de la mer Égée, s'ils ne veulent pas voir leur séjour européen prendre fin dès le mois de décembre. "C'est un match qui va nous faire basculer du bon côté ou du mauvais", a d'ores et déjà prévenu René Girard en conférence de presse. Tout en reconnaissant que la troisième place actuellement occupée par l'adversaire du soir semble plus à la portée des protégés de Louis Nicollin : "Il faut être réaliste, Arsenal et Schalke ont pris une option, même si ce n'est pas terminé. Aujourd'hui, on fait un mini-championnat avec l'Olympiakos. L'essentiel est de finir premier de celui-ci".

"On veut aller chercher les points qu'ils nous ont volé chez nous", annonce un brin revanchard, le buteur montpelliérain du match aller Gaëtan Charbonnier. En cas de succès, les Pailladins repasseraient devant les coéquipiers de l'ancien toulousain Paulo Machado, et pourraient même menacer Schalke 04 et Arsenal, les deux leaders du groupe qui s'affronteront dans le même temps à Gelsenkirchen (20h45). Dans le cas contraire, le MHSC ira faire quelques photos souvenirs à l'Emirates Stadium, avant de régler un petit contentieux avec Schalke 04 à la Mosson lors de l'ultime journée de leur campagne européenne.

Karaïskakis, un terrain pas si hostile pour les Français

Pour créer l'exploit mardi soir, le champion de France pourra trouver des motifs d'espoirs dans le passé récent des clubs français au Stade Karaïskakis. En effet, l'ambiance surchauffée de l'antre du club le plus titré de Grèce, n'avait pas vraiment effrayé l'OM, vainqueur 1-0 la saison dernière après avoir également perdu le match aller au Vélodrome. Pas plus que Bordeaux (1-0 en 2009-2010), Saint-Etienne (3-1 en 2008-2009) ou encore Lyon (4-1 en 2005-2006). Et comme les poulains de "Loulou" Nicollin raffolent de ce genre d'atmosphère, ils tâcheront de ne pas finir comme ces héros de mythologie grecque, dont l'épopée s'achève de manière tragique tout près du but...