Karim Benzema avait infligé une belle humiliation à l'AJ Auxerre en 2010

La déroute 6-1 du LOSC à l'Allianz Arena ne fait pas du bien à l'image du football français en Europe. Mais si ce genre d'humiliation est plutôt rare pour un club de Ligue 1 sur la scène continentale, la lourde défaite des Dogues fait suite à quelques précédents mémorables. Petit Top 5 de ces sorties de route concocté par l'équipe de Chronofoot.

1. Bayern Munich - LOSC (6-1, 7 novembre 2012) :

A la 32e minute de ce match de poule entre les Nordistes et le géant bavarois, le tableau lumineux de l'Allianz Arena affiche un cuisant 5-0 en faveur des locaux. Car les hommes de Rudi Garcia ne sont pas parvenus à faire illusion plus de cinq minutes face au finaliste de l'édition précédente. Bastian Schweinsteiger déchire une première fois les filets de Mickaël Landreau sur coup franc (5e), avant que l'inoxydable buteur péruvien Claudio Pizarro n'entre en scène. Dans son style caractéristique, l'ancien attaquant du Werder et de Chelsea va tromper la vigilance des défenseurs Lillois à trois reprises (18e, 28e, 33e) en quinze minutes. Comble de l'horreur pour le LOSC, le pauvre Florent Balmont avait précédemment détourné un coup franc de Robben dans ses propres filets. 5-0 à la pause pour le Bayern, du jamais vu dans l'histoire de la C1. Un film d'épouvante auquel se serait bien passé d'assister l'entraîneur des champions de France 2011 Rudi Garcia. Finalement, les Munichois passeront un set 6-1 aux Dogues qui entrent ce soir-là, bien malgré eux, dans le livre des records de la Coupe aux grandes oreilles...

2. Lazio Rome - OM (5-1, 14 mars 2000) 

A une époque où la Ligue des champions compte deux phases de poules avant d'atteindre les matches à élimination directe, l'OM est encore dans la course aux quarts de finale à deux matches de la fin. Après avoir notamment dominé Chelsea 1-0 au Vélodrome grâce à un but de Pires, les Olympiens s'en vont défier la Lazio de Rome au stadio Olimpico. Mais la soirée va rapidement tourner au cauchemar pour les coéquipiers d'Ibrahima Bakayoko. Et ce cauchemar a un visage, celui d'un certain Simone Inzaghi. Le frère de vous savez qui, va inscrire un quadruplé (17e, 37e, 38e, 71e), se permettant au passage le luxe de manquer un penalty en deuxième période. Si Jérôme Leroy avait entre temps sauvé l'honneur de l'OM, c'est un ancien de la maison olympienne qui clôturera la marque, l'attaquant croate Alen Boksic. Une soirée qui doit encore hanter les nuits de l'infortuné Stéphane Porato. 

3. Manchester United - FC Nantes (5-1, 26 février 2002)

Champion de France en titre, le FCNA s'est brillamment extirpé de la première phase de groupe, avec pour principal fait d'armes, un succès 3-1 sur le terrain de la Lazio de Rome. Mais lors de la deuxième phase, les Canaris d'Angel Marcos, qui a succédé sur le banc nantais à l’esthète Reynald Denoueix, ne tiennent pas la distance. Ils vont même boire le calice jusqu'à la lie lors d'une soirée hivernale passée du côté d'Old Trafford. Frédéric Da Rocha a eu beau ouvrir le score (17e) pour les Français, les partenaires de Mickaël Landreau ne résisteront pas à la révolte des Red Devils, menée par Beckham (19e), Solskjaer (31e, 78e), Sylvestre (38e) et Van Nistelrooy (64e). De quoi ravir l'actuel sélectionneur des Bleus Laurent Blanc, qui était titulaire dans l'axe de la défense mancunienne ce 26 février 2002...

4.  Real Madrid - AJ Auxerre (4-0, 8 décembre 2010)

L'AJ Auxerre qui n'a plus rien à espérer de cette phase de poule de Ligue des champions, puisque déjà éliminée dans un groupe 4 étoiles (Ajax, Milan AC, Real Madrid), se déplace à Santiago Bernabeu presque en touriste, histoire de prendre quelques photos. Cela s'est d'ailleurs vu sur le terrain, étant donné que les hommes de Jean Fernandez ont été balayé 4-0 par la bande à Cristiano Ronaldo. Si le Lusitanien marquera son petit but (49e), le véritable bourreau des Auxerrois sera l'ancien Lyonnais Karim Benzema, auteur de son premier triplé (12e, 72e, 88e) en Ligue des champions.

5. Deportivo la Corogne - Paris Saint-Germain (4-3, 7 mars 2001)

En soi, perdre 4-3 au stade Riazor face au "Super Depor n'a absolument rien de déshonorant. Mais lorsque l'on mène 0-3 à 30 minutes du coup de sifflet final, le phénomène devient paranormal. C'est exactement la mésaventure qui est arrivée au PSG de Luis Fernandez en ce 7 mars 2001. Le génial (mais fantasque) n°10 nigérian Augustine "Jay-Jay" Okocha ouvrait les hostilités d'une demi-volée à l’extérieur de la surface (30e). Le jeune Laurent Leroy, vivait ensuite la plus belle soirée de sa carrière en réussissant le doublé sous le déluge galicien (44e, 57e). Du moins, jusqu'à ce que Diego Tristan (60e) et surtout l'Uruguayen Walter Pandiani (trois buts de la tête) ne viennent gâcher la belle fête espagnole du PSG. Quatre pions encaissés en 32 minutes! Et dire que le LOSC a réussi à faire mieux (ou pire), à l'Allianz Arena mardi soir...