
Joe Cole revient sur son départ raté de Chelsea vers Liverpool lors de l'été 2010, mais savoure sa renaissance actuelle au LOSC. L'Anglais admet par ailleurs qu'il n'a pas renoncé au rêve de disputer l'Euro 2012 avec la sélection des Three Lions, cet été, en Ukraine et en Pologne.
Joe Cole, c'est 27 matches et 4 buts cette saison sous le maillot du LOSC, qui l'a récupéré en prêt de Liverpool. A 30 ans, et après quelques saisons difficiles, que ce soit à Chelsea ou du côté d'Anfield Road, l'Anglais semble revenir en grâce, comme il le dit lui-même dans le Telegraph, ce vendredi : "Je n'ai pas perdu tout espoir de jouer l'Euro (il n'a plus été sélectionné en équipe d'Angleterre depuis la Coupe du monde 2010, ndlr). Je suis toujours là, je fais de mon mieux et je joue bien. Je ne peux pas faire plus que ce que je fais actuellement. Je pense que tout dépendra du manager qui sera à la tête de l'Angleterre maintenant". On sait que le joueur lillois s'est clairement exprimé en faveur d'Harry Redknapp, l'actuel manager de Tottenham, qui ferait toujours office de favori pour le poste, à l'heure où nous écrivons ces lignes.
Joe Cole: "Plus d'Anglais devraient venir jouer en France"
Joe Cole, que les Lillois ont tout simplement surnommé "l'Anglais", regrette que beaucoup de Français aient traversé la Manche depuis des années (Cantona, Henry, Nasri...) mais que peu d'Anglais aient emprunté le chemin inverse, comme lui : "Plus d'Anglais devraient venir jouer en France. Mon expérience ici m'a ouvert les yeux. Je pense qu'on a des œillères en Angleterre, on connait le Barça et le Real mais pas grand chose d'autre en dehors de nos frontières. La France, c'est tout nouveau pour moi. Et j'aime ça".
Le reporter du Telegraph qui est parti à la rencontre de Joe Cole écrit que celui-ci semble si bien acclimaté à la vie française que lui-même passe pour un authentique "mangeur de grenouilles". Mais Cole met un bémol : "Le Français est une langue difficile, et je ne suis pas si doué que ça. Mais c'est un très bel endroit pour venir travailler. Et niveau football ça se passe bien. L'an dernier j'ai peu joué, mais cette année j'ai joué 36 matches, marqué 9 fois (toutes compétitions confondues, ndlr) et n'ai pas raté un seul entraînement. Je me débrouille bien".
Cole et l'enfer de Liverpool
Étrangement, Cole admet qu'il s'est mieux acclimaté à Lille qu'à Liverpool culturellement parlant : "Quand je suis parti à Liverpool, j'ai davantage ressenti le choc des cultures qu'en France. Du moment que vous n'allez pas dans certains endroits où vous êtes certains de vous faire photographier, vous pouvez vous promener dans Londres et être laissé tranquille. A Liverpool le football est la chose la plus importante dans la ville, donc on ne peut s'échapper nulle part. Les gens sont sympas, qu'on ne se méprenne pas sur ce que je veux dire, ils sont adorables mais sont en permanence derrière vous".
"Avec Fabio Capello, je n'aurai plus rejoué en équipe nationale"
Enfin, Cole regrette que le récent démissionnaire Fabio Capello ne lui ait pas donné sa chance avec les Three Lions, alors qu'il enchaînait les belles performances avec Lille : "Je savais que quoi que je fasse avec Capello, je ne serai pas revenu en sélection, sur la fin. Il y avait des moments où après un bon match fait avec Lille, je me disais que je méritais d'être rappelé. Mais ça n'est jamais arrivé. Si Capello était toujours sélectionneur, je n'aurai eu aucune chance. Mais maintenant, avec un nouveau coach sur le point d'arriver, c'est un nouveau départ pour tout le monde". Il ajoute que même si Harry Redknapp ne le convoquait pas, si jamais il était vraiment intronisé sélectionneur, il penserait toujours que le manager de Tottenham est bien l'homme qu'il faut à l'Angleterre.
Pour Joe Cole, John Terry aurait dû être le Beckenbauer moderne
Après avoir affirmé que le coach qui avait eu la plus grande influence sur sa carrière fut José Mourinho, au temps de Chelsea, Cole fait l'éloge de John Terry : "Pour moi, c'est le défenseur le plus technique que j'ai jamais vu. Je lui disais toujours de ressortir avec le ballon. Mais le football anglais l'a encouragé à devenir plus agressif, à jouer sur sa puissance et sa détermination. On aurait dû insister sur son aisance technique. Il peut contrôler le jeu comme le faisait Franz Beckenbauer. Mais ce n'est pas dans la mentalité anglaise".
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