Mamadou Sakho

Le capitaine du PSG est revenu sur sa situation difficile actuelle dans son club. Plus titulaire, l'international français ne pense qu'au titre même s'il devait voir le sacre de son club du banc de touche. A propos de l'Euro, il est confiant et ne craint pas la concurrence montante à son poste.

Mamadou Sakho enchaîne les rencontres extra-sportives. Après avoir présenté le nouveau maillot de l'équipe de France lundi, il était dans le 9e arrondissement ce mardi pour rencontrer ses fans et jouer les conseillers SFR de prestige. Chronofoot était présent et en a profité pour poser quelques questions à l'international français.

On arrive dans le sprint final. Qu'est-ce qui fera la différence avec Montpellier ?
Pour Montpellier, je n'en sais rien (rires). Mais pour nous, c'est se concentrer, redoubler d'effort et croire au titre. Il faut que chacun ait une grosse prise de conscience individuelle pour aller chercher ce titre qui nous tend les bras. Il nous reste 6 matches. Il faut rester concentré sur cet objectif. Ce serait dommage de finir cette saison sans être récompensé avec tous les efforts fournis.

Qu'est-ce qui a changé depuis l'arrivée de Carlo Ancelotti au PSG ?
C'est une autre mentalité avec une nouvelle façon de travailler. On s'entraîne avec des GPS... C'est plus pointu. Tactiquement aussi, c'est différent. Il y a eu beaucoup de changements. Nous, les joueurs, on essaie de s'adapter aux consignes du coach pour les appliquer du mieux possible.

D'un point de vue personnel, ce ne doit pas être facile d'être cantonné au banc ?
C'est frustrant. Quand le coach fait des choix, il faut savoir les respecter et ne pas faire sentir sa nervosité auprès du collectif. Car le plus important, c'est que le PSG gagne, avec ou sans moi. Je suis toujours derrière l'équipe. On discutera de mon cas personnel plus tard.


   

"Je suis sûr de moi, sûr de ma force"


   

Est-ce que les choses semblent figées pour toi en défense centrale avec Alex-Bisevac ?
Sincèrement, je n'en ai aucune idée. Il faut poser la question au coach. Je continue de bosser. Je suis sûr de moi, sûr de ma force.

Tu as dit que tu n'avais pas d'explication de la part de Carlo Ancelotti. As-tu une certaine nostalgie de l'époque d'Antoine Kombouaré ?
Pas spécialement. Je n'ai pas de contact avec lui. Il faut savoir tourner la page et avancer.

As-tu peur de manquer l'immanquable en cette fin de saison ?
C'est sûr que ce serait très dommage de ne pas finir avec le titre de champion cette saison car nous travaillons pour ça. 

Et puis après le championnat, il y aura peut-être l'Euro...
J'espère bien être appelé dans la liste des 23 parce que ça fait un petit moment que j'ai la chance d'être sélectionné dans cette équipe de France. Ce serait dommage de ne pas être pris lors de cette dernière échéance.

Il y a de la concurrence au PSG, mais aussi en Bleu. As-tu peur de la montée en puissance de Varane au Real Madrid ou encore de Mapou Yanga-Mbiwa avec Montpellier ?
Je ne me compare à personne. Je suis très fier de ce que je fais aujourd'hui et de ce que j'ai réalisé jusqu'à présent. Mes objectifs au PSG, j'ai réussi à les accomplir malgré mon jeune âge. Je suis très, très fier de ma carrière.

Est-ce que tu vas aller voter dimanche ?
Je ne sais pas si j'aurai le temps (rires). On a match. On verra.

Tu sais pour qui tu voterais ?
(rires).

Propos recueillis par Chronofoot.