Mario Balotelli passe plus de temps sur les bancs que sur les terrains actuellement

Étincelant durant l'Euro 2012 avec l'Italie, Mario Balotelli n'est plus que l'ombre de lui même depuis le début de la saison. Est-ce grave docteur ? Chronofoot tente de répondre à cette épineuse question... 

1er juillet 2012 : le visage de Mario Balotelli en larmes apparaît sur les écrans du Stade Olympique de Kiev. Le jeune attaquant de la Squadra Azzura qui a réalisé un Euro 2012 de toute beauté, n'a pu empêcher le naufrage des siens face à la machine de guerre espagnole en finale (0-4). Et le début de saison du buteur de City donne l'impression que le joueur n'a pas vraiment digéré cet échec si près d'une première consécration internationale.

Super Mario a perdu de sa superbe 

D'ailleurs, "Super Mario" a t-il vraiment débuté sa saison 2012-2013 ? Le doute est permis. Car avec cinq titularisations en 10 matches disputés, pour deux petits buts inscrits, on est loin des coups de génies en série, réalisé durant l'exercice précédent (21 buts toutes compétitions confondues), avec en point d'orge, son inoubliable doublé face à l'Allemagne en demi-finale de l'Euro. Quand il est sur la pelouse, "Balo" n'arrive plus à faire des différences et perd de l'influx nerveux à se brouiller avec partenaires ou adversaires. Et pour ne rien arranger aux affaires du numéro 45 des Citizens, ses concurrents sont actuellement en pleine bourre.

Le repenti Carlos Tevez est de nouveau un joueur important aux yeux de Roberto Mancini. Son compatriote Sergio "Kun" Agüero, est le premier nom que le technicien italien couche sur la feuille de match pour composer sa ligne d'attaque, et Edin Dzeko joue les sauveurs dès que l'on sollicite ses qualités de finisseur (5 buts en 7 matches de Premier League). Bien que l'ancien entraîneur de l'Inter a une affection toute particulière pour son jeune compatriote qu'il a lancé chez les Nerrazuri, Roberto Mancini ne peut se permettre de fermer les yeux devant la petite forme affichée par son poulain.

Heureusement Balotelli, il y a l'Italie

Parler d'une période de doute traversée par Balotelli serait un raccourci tout trouvé. Seulement, l'Italo-Ghanéen a prouvé lors du dernier rassemblement e la sélection italienne, qu'il fallait toujours compter avec lui. Réduits à 10 face au Danemark à San Siro, les hommes de Cesare Prandelli s'en sont remis à leur buteur providentiel pour arracher une victoire capitale dans la course à la qualification pour la Coupe du monde 2014 (2-1). "C'est toujours spécial de jouer à San Siro. Il y a une ambiance différente par rapport à l'Angleterre", confiait le futur papa dont la compagne Rafaella Fico attend un heureux évènement prochainement. L'air du pays semble donc avoir fait du bien à Mario Balotelli. Reste au Citizen à refaire parler de lui sur les terrains outre-Manche. Car la dernière fois qu'il a fait les gros titres des tabloïds anglais, c'était pour être recalé par la chanteuse américaine Nicki Minaj après un concert. Sacré Mario !