
Au terme d'un final haletant, Manchester City a décroché son troisième titre de champion d'Angleterre, pour le plus grand bonheur de son manager et ses joueurs.
"Ils ont déjà deux mains sur le trophée", avait lancé Sir Alex Ferguson, au lendemain de la victoire de Manchester City à St. James Park. Comme un sinistros, un oiseau de malheur, un porte-poisse, les paroles du Sir planaient dimanche sur l'Etihad Stadium à l'heure où Jamie Mackie plantait le deuxième but pour QPR. 2-1. Les Hoops, premiers non relégables, venus défendre leur place parmi l'élite anglaise, tenaient la dragée haute, à 10 contre 11, à des leaders Citizens incapables de mettre en échec un étincelant Paddy Kenny. Quarante-quatre ans que le peuple bleu ciel attendait un titre qui était désormais en train glisser des mains de Vincent et Kompany. Au Stadium of Lights, United, de son côté, entrevoyait la lumière. Une lumière divine, tant le scénario de cette dernière journée paraissait improbable. Les Dieux du football étaient en train de jouer un mauvais tour à un Roberto Mancini au au bord de la rupture d'anévrisme.
Une folle dernière minute
S'il est admis que la Premier League est la plus belle compétition nationale de football sur la planète, c'est qu'elle est la seule à pouvoir offrir un mind-fuck à chaque journée de championnat, et un hell of a finish à la dernière journée, à la dernière minute, à la dernière seconde de celui-ci. Et l'exercice 2011-2012 n'a pas dérogé à la règle. Manchester City a reproduit les standards de la Premier League anglaise, pour notre plus grand bonheur. 92e minute, Dzeko égalise. 94e et dernière minute, Agüero s'arrache pour offrir le sacre aux Citizens. A force de mater le championnat anglais, on devrait pourtant connaître à l'avance ce genre de scénario improbable. Mais non, les Anglais continueront encore et toujours à surprendre.
Et Roberto Mancini est le premier à le constater : "C'était incroyable. Les joueurs le méritent. Je crois que je n'ai jamais vu un final comme celui-là. Nous ne méritions pas de perdre. Nous avons eu beaucoup d'occasions et nous méritions de gagner le match et le titre. C'est fantastique pour le club et pour les supporteurs après 44 ans. Cela a été une saison folle et une dernière minute folle."
Kompany n'a jamais cessé d'y croire
Idem, du côté du capitaine Skyblue Vincent Kompany qui a manifestement frôlé l'arrêt cardiaque : "C'est bien sûr le plus grand moment de ma vie mais, par pitié, plus jamais comme ça. Nous avons bien joué en première mi-temps mais sans arriver à passer. Je n'ai jamais cessé d'y croire. Je suis heureux car les garçons ont beaucoup donné cette saison. Nous en avons rêvé toute notre vie et maintenant nous sommes champions." Samir Nasri n'en est pas moins euphorique. Le Petit Prince au palmarès nul, était "venu pour gagner des titres", et c'est désormais chose faite. "C'est la première fois de ma vie que je vois une chose pareille, a déclaré l'ancien Gunner. Revenir comme ça de 2 à 1, c'est éblouissant. Je suis heureux. Je savais que j'avais pris la bonne décision (en venant d'Arsenal, ndlr) et je veux fêter ça avec les supporters.
Balotelli veut rester
Incrédule, Mario Balotelli l'est moins que ces coéquipiers et il le crie : "Nous sommes les meilleurs et c'est pour ça que nous avons gagné. Nous avons fait quelques matches un peu moins bons, mais pour le reste nous avons bien joué et nous méritons le titre." Critiqué en 2010 pour son choix de quitter l'Inter pour City, le bad boy rital, fidèle à lui même, a fait, selon ses dires, taire les sceptiques. "A titre personnel, trop de gens ont dit du mal de moi et ils sont maintenant obligés de se taire. City est un grand club, une grande équipe, j'ai de bons coéquipiers, je ne vois pas mon avenir loin d'ici, je veux rester".
City n'a pas l'histoire de United
Victorieux de Sunderland, Sir Alex Ferguson a cru, pendant 25 minutes au titre avant de voir City reprendre son dû. "C'est une façon cruelle de perdre, avoue Fergie. Mais j'ai déjà vécu beaucoup de hauts et de bas en 26 ans. Je pense que nous avons une histoire riche, plus grande que quiconque et il leur faudra un siècle pour avoir notre niveau d'histoire". L'Ecossais n'en demeure pas moins beau joueur : "Je félicite City pour avoir remporté le titre. Quiconque l'emporte le mérite car c'est une épreuve au long cours. (...) Je suis satisfait de notre performance cette saison. Avec 89 points, on gagne le championnat en général, mais ce n'était pas notre tour."
- Photos : Manchester City : Roberto Mancini, "Une saison folle"
- Mancini aura connu toutes les émotions face à QPR
- Capitaine Kompany nommé meilleur joueur de Premier League par Barclay, le sponsor officiel du chmapionnat anglais, savoure. City y est arrivé, 44 ans après.
- La trêve entre Tevez et Mancini aura été décisive pour les Citizens en cette fin de saison
- Sergio Agüero aura délivré le peuple bleu ciel au bout du suspense
- Balotelli a fait taire les sceptiques cette saison que ce soit sur son état de forme ou sur les ambitions de City

un match de ouffffffffffffffffffffffffff !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! ^^
plus d peu k 2 mal
Venez devant le Grand Barça et vous allez subir la Nyatacance.