OL : Le club peut compter sur ses jeunes pousses
Des 29 membres de l'effectif professionnel de l'Olympique lyonnais, ils sont 15 à avoir 25 ans et moins.
Sans aller jusqu'à faire de Lyon une espèce d'Arsenal à la française, le club du Rhône a fait de la jeunesse une carte maîtresse de sa politique sportive. Une nécessité économique, en ces temps de crise qui obligent à une gestion plus rigoureuse des dépenses et des recettes, surtout quand on n'a pas le confort d'avoir un propriétaire blindé de pétrodollars. Et un pari sur le jeu qui a fait ses preuves.
Un centre de formation fertile
Premier élément illustrant cette philosophie: le centre de formation. Dans l'effectif professionnel lyonnais, sept joueurs proviennent de Tola-Vologe. De jeunes pousses régulièrement inscrits sur la feuille de match par l'entraîneur Rémi Garde, directeur du centre de formation jusqu'en juin dernier. Le néo-international Maxime Gonalons, Alexandre Lacazette, Clément Grenier, sans oublier le tout récemment professionnalisé Samuel Umtiti : autant de purs produits du vivier lyonnais qui maintiennent le septuple champion de France à quelques encablures du sommet du football hexagonal.
Si Lyon s'appuie davantage sur ses espoirs aujourd'hui, l'époque où le club aimait à attirer les talents des concurrents français (Bastos et Abidal en provenance de Lille, Eric Carrière, de Nantes) ne doit pas faire oublier que la formation lyonnaise n'a jamais vraiment cessé de sortir des cracks. Le produit d'appellation d'origine lyonnaise s'exporte d'ailleurs très bien. Ludovic Giuly et, plus récemment, Karim Benzema, ont signé dans les plus belles écuries européennes après avoir fait le bonheur des supporteurs. A l'inverse, Lyon compte beaucoup de joueurs incapables d'avoir été prophètes en leur pays. Florent Balmont et Loïc Rémy, faute de pouvoir se faire une place dans un effectif foisonnant et talentueux, ont dû s'exiler à Nice avant de simposer à Lille et Marseille. Dans une moindre mesure, Hatem Ben Arfa, à la manière de l'adolescent en crise, est allé jusqu'au clash avec Jean-Michel Aulas pour donner un coup de fouet à une carrière en perte de vitesse.
La main tendue vers les talents extérieurs
La formation n'est qu'une partie de l'investissement olympien à l'encontre des jeunes joueurs. Même dans ses achats, Aulas et ses techniciens successifs ont toujours eu un certain goût pour les moins de 25 ans. Les arrivées de Michael Essien à 21 ans, de Florent Malouda et Anthony Réveillère à 23 ans, sont autant de bonnes pioches et de symboles du club, pour leur succès et/ou leur longévité. Aujourd'hui encore, la régularité de Bakary Koné (23 ans), Dejan Lovren (22 ans) et Hugo Lloris (21 ans à son arrivée) valident une politique de ressources humaines qui a su maintenir le club au contact des hautes sphères française et européenne.
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